Faits Divers

À Rivière-des-Créoles : une histoire d’amour devient source de violence

La famille Moolah a vécu une soirée difficile le dimanche 7 octobre. Vers 22 heures, une bande de huit personnes encagoulées et munies de sabres, de tuyaux et d’armes à feu ont fait irruption chez elle, à Rivière-des-Créoles. Le groupe s’en est pris aux Moolah et a saccagé leur maison. Une histoire d’amour serait à l’origine de cet incident.

Ils auraient dû être en pleins préparatifs pour le mariage de leur fils aîné, mais l’incident de dimanche a changé la donne. Celui-ci aurait pour toile de fond une relation amoureuse entre le benjamin de la famille et une fille de New-Grove. Les Moolah pointent du doigt les proches de la jeune femme qui seraient contre cette union. Ce qui expliquerait pourquoi ils s’en seraient pris à cette famille. 

Maison

Des bruits et des aboiements des chiens ont attiré l’attention de Sookraz Moolah dimanche, quand la bande a fait irruption chez lui. Il est sorti de sa chambre pour s’enquérir de la situation et il est tombé sur huit hommes encagoulés armés de sabre, de tuyaux et d’armes à feu qui se sont mis à saccager son domicile. Pris de panique, ce père de famille a demandé aux membres de la famille de se cacher dans sa chambre et de verrouiller la porte. Mais un de ses fils est allé se cacher dans une autre pièce. Parallèlement, la bande a saccagé tout ce qui se trouvait sur son passage. Ils ont tenté de forcer la porte de la chambre avec leurs armes, mais n’y sont pas parvenus. 

Deux d’entre eux sont allés à l’arrière de la maison et ont lancé des tuyaux et des pierres à travers la fenêtre. Sookraz Moolah raconte que deux autres ont alors pointé leurs revolvers sur lui. « Pa bouze mo pou touye la. Personn pa pou sape. Mo pou touy zot tou le kat », a dit l’un d’eux. « Enn sans enn mo garson tinn reysi telefon lapolis. Kan banla inn tann lapolis zot finn ale. » Les dommages causés à la maison sont estimés à Rs 200 000.

Maison

D’une voix tremblante, Mala, l’épouse de Sookraz Moolah, relate qu’elle a eu la peur de sa vie. Elle a cru que c’était son dernier jour. Elle dit avoir demandé aux suspects la raison de leurs actes. Ils auraient répliqué qu’ils allaient tuer toute la famille. Elle a fait ressortir que les hommes encagoulés ont dit : « Nou pou touy zot tou. Rann lekor, rann lekor. Nou pou kraze nou pou touye tou seki ena isi. » « Zot inn montre zot rivolver, zot sab, zot fizi. Zot inn kraz tou seki ena kot mwa. Mo lakaz inn vid », poursuit-elle. 

Maison

La version de la fille

Les Moolah ont porté plainte au poste de police de Mahébourg. Aucun blessé n’est à déplorer. Les parents de la jeune fille nie avoir saccagé la maison des Moolah à Rivière-des-Créoles. Lors de leur interrogatoire le mercredi 10 octobre, ils ont maintenu qu’ils ne faisaient pas partie du gang qui avait débarqué chez la famille Moolah à Rivière-des-Créoles ce soir-là pour récupérer leur fille qui aurait abandonné leur toit familial. Ravishsing Udhin, le père de la fille, a été maintenu en détention et d’autres suspects sont recherchés dans cette affaire.

Dans une déclaration à Le Défi Media Group, la jeune fille nie avoir fugué et allègue avoir été forcée à délaisser sa maison sous les menaces de Ashwin Moolah. Celui-ci l’aurait soutiré de l’argent pendant cinq ans et l’aurait réclamé Rs 750 000 pour retirer les plaintes contre ses proches. Elle dit avoir décidé de tout dénoncer vu que son père se trouve derrière les barreaux. 

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