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Réunion plénière en octobre : le GAFI statuera sur les progrès effectués par Maurice

Le secteur financier mauricien est face à son destin.

Après les ‘on-site inspections’ tenues à Maurice du 13 au 15 septembre, les autorités mauriciennes ont une dernière carte à jouer pour espérer sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) : la réunion plénière. Les espoirs du secteur financier reposent sur cet exercice qui s’annonce crucial.

C’est du 17 au 22 octobre prochains qu’aura lieu la session plénière. Une réunion dont le format n’a pas encore été déterminé, selon le ministre des Services financiers. Mahen Seeruttun affirme qu’il y participera. « Lors de cette session plénière, le GAFI prendra connaissance des recommandations de l’International Co-operation Review Group (ICRG) et avalisera la conclusion », indique Mahen Seeruttun. Ce dernier avait eu une ‘closing meeting’ avec les huit membres du GAFI qui étaient en déplacement à Maurice pour les ‘on-site inspections’. À en croire le ministre, les délégués ont été satisfaits des inspections qu’ils ont menées. « Ils ont obtenu les éléments de réponse à leurs questions et les éclaircissements demandés », explique-t-il. Le GAFI, qui participera à la réunion plénière par l’entremise notamment de son président, mettra en avant le constat effectué à Maurice.   

Les ‘on-site inspections’ qui ont eu lieu plus tôt durant ce mois de septembre sont une partie nécessaire du cycle d’inspection du Groupe d’action financière. Sur la base de celles-ci, ils devraient être en mesure d’évaluer la composante «efficacité» de la mise en œuvre des mesures à Maurice visant à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’évaluation est faite d’un point de vue ‘technique’ et ‘efficacité’.

Tous les signes semblent indiquer que Maurice a effectué de vrais progrès concernant l’efficacité. Une source précise que le principal défi est de garantir que nous sommes capables de la maintenir dans le temps - les services financiers sont de plus en plus compétitifs dans le monde entier et partout où la conformité est considérée comme un coût plutôt qu’un investissement dans une entreprise durable, il y a forcément problème.

De son côté, Ravi Kowlessur, Managing Partner de RSM Mauritius, soutient que le secteur financier mauricien est prêt à faire jeu égal avec d’autres pays développés. « Auparavant, notre cadre n’était pas un modèle suffisamment solide pour détecter les criminels financiers. Les risques de blanchiment d’argent ont ainsi été réduits avec la Company’s Act, l’AML/CFT Act et les autres lois qui ont été introduites », avance Ravi Kowlessur. 

Le mode opératoire des sociétés engagées dans le secteur financier est d’ailleurs différent. L’approche adoptée est, selon Ravi Kowlessur, différente. « Nous devons éduquer les clients sur le pourquoi de cette nouvelle approche qui a pour objectif de contrecarrer les crimes financiers. Cela va apporter la confiance et les rassurer », argue le Managing Partner de RSM Mauritius.  

Les entreprises s’intéressent davantageaux formations d’AML/CFT

Les demandes pour les formations de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML/CFT) sont en hausse. La raison serait que davantage de pression réglementaire est appliquée et il y a une rafale de fournisseurs de services qui se précipitent pour répondre à l’essor de la demande. Une source souligne que le problème est que les clients/entreprises ne font pas toujours la distinction entre une contribution significative et un fournisseur de services opportuniste. « La plupart des entreprises se concentrent toujours principalement sur l’atteinte des heures obligatoires plutôt que sur une réévaluation approfondie de la culture de conformité », concède-t-elle.

 

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