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Réunion du comité d'urgence de l'OMS pour évaluer la pandémie

La pandémie a touché plus de 17 millions de personnes et fait plus de 660.000 morts Des employés de pompes funèbres se préparent à transporter le corps d'un homme qui serait mort du COVID-19 de son domicile à Cali, en Colombie, le 26 juillet 2020

Six mois après avoir décrété l'urgence mondiale, le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se réunit vendredi pour la 4e fois afin de réévaluer la pandémie de Covid-19, qui continue à progresser de façon inquiétante dans le monde.

Composé d'une vingtaine de membres et conseillers, le Comité peut proposer de nouvelles recommandations ou en amender certaines, même s'il ne fait guère de doute que l'urgence internationale sera maintenue, alors que la pandémie a touché plus de 17 millions de personnes et fait plus de 660.000 morts.

Lorsque l'OMS a décrété l'alerte mondiale le 30 janvier, "il y avait moins de 100 cas hors de Chine, et pas de morts" en dehors de ce pays où est apparue la pandémie, a rappelé en début de semaine le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en défendant le bilan de l'institution.

L'OMS a été vivement critiquée pour avoir tardé à décréter cet état d'urgence, alors que le coronavirus avait été signalé pour la première fois fin décembre en Chine. Les Etats-Unis, qui ont accusé l'organisation d'être une "marionnette" aux mains de la Chine, voire d'avoir été "achetée" par Pékin, ont officiellement entamé en juillet leur retrait de l'institution.

L'OMS a également été critiquée pour des recommandations jugées tardives ou contradictoires, notamment sur le port du masque, ou les modes de transmission du virus.

"Notre organisation a réagi immédiatement, nous avons mobilisé toutes nos forces pour agir et informer", a martelé la responsable technique de la cellule de gestion de la pandémie Maria Van Kerkhove, lors d'une conférence de presse jeudi soir.

A ses côtés, le dr Michael Ryan, responsable des situations d'urgence a toutefois admis avoir été "surpris" par la "lenteur" de réaction de certains pays aux systèmes de santé jugés solides.

"Nous avons peut-être préjugé de l'efficacité de ces systèmes",  a-t-il dit.

© Agence France-Presse

 

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