Explik Ou Ka

Rétrospectives : les cas marquants de l’année 2019

Une année écoulée et les doléances ne se comptent plus. Tantôt de bonnes nouvelles, tantôt de moins bonnes, voire tristes. Certains cas et certaines personnes ont retenu toute votre attention. Retour sur quelques-uns d’entre eux. 


Léo et son frère Noé Paul, qui était atteint de leucémie.
Léo et son frère Noé Paul, qui était atteint de leucémie.

Noé Paul décède suite à une leucémie

Il est l’un des visages ayant le plus touché le cœur des Mauriciens depuis que son petit frère Leo, âgé de seulement 7 ans, a sollicité l’aide des Mauriciens pour guérir son grand frère. « Je vais te sauver Noé ». Beaucoup de Mauriciens ont été touchés par la maturité du jeune garçon qui voulait à tout prix faire don de sa moelle osseuse pour « sauver » son frère. Noé Paul, âgé de 8 ans, était atteint de leucémie. Le garçonnet nous a quittés le mercredi 2 octobre 2019 et a malheureusement perdu son combat contre la maladie. Il est décédé en Inde alors qu’il s’apprêtait à suivre des traitements pour subir une greffe de la moelle osseuse en Inde en septembre, les membres de sa famille avaient lancé un appel aux dons pour financer ses traitements en Inde. Il avait alors pu récolter plus de Rs 900 000 en une semaine grâce au bénévolat de quelques artistes locaux, entre autres. 

Le garçonnet avait rechuté de sa leucémie pour la troisième fois en quatre ans. Il avait été diagnostiqué de la leucémie pour la première fois en 2015.

Si, lors de ses premiers traitements en Inde, les membres de la famille avaient obtenu Rs 800 000 du gouvernement mauricien, lors de ses rechutes, il n’a pu obtenir l’aide de l’État. C’était alors son père Jean Patrick Paul qui avait sollicité l’aide du public pour pouvoir effectuer les traitements à l’étranger.


Noëlla Adelaïde a été victime d’une usurpation.
Noëlla Adelaïde a été victime d’une usurpation.

L’identité d’une femme de ménage usurpée par son employeur

Noëlla a été victime d’une usurpation d’identité. Environ Rs 48 000 de produits ont été achetés à son nom. Celle qui se cache derrière cette fraude n’est autre que son employeur chez lequel elle travaillait depuis le mois de décembre de l’année dernière. C’est une histoire digne d’un film hollywoodien ! Nöella Adélaïde est une habitante de Rose-Belle, âgée de 40 ans. Ce qui frappe le plus dans cette affaire est que cet acte malicieux a été commis par nul autre que son employeur, une femme dénommée Priyanka Devi Ramnauth. Elle aurait volé, puis falsifié la pièce d’identité de Noëlla pour acheter des produits à crédit dans un magasin où son employé avait déjà un compte. Le pot-aux-roses a été découvert lorsque Noëlla est allée effectuer ses paiements à la fin du mois. « J’avais deux comptes à payer et après les paiements, le caissier m’a dit de régler une troisième facture. Je ne l’ai pas fait, car je n’avais que deux factures», dit-elle. Suite aux recherches de la compagnie et après une convocation, elle a reçu les documents falsifiés et s’est rendue au poste de police de Rose-Belle pour consigner une déposition, sans pour autant connaître l’auteur de cet acte. C’est le 17 juin 2019 qu’elle a découvert l’identité de l’usurpatrice. « Ce n’est que quand j’ai vu son nom sur sa vraie pièce d’identité que je me suis rendue compte que c’était mon employeur. J’ai fondu en larmes. Les sentiments étaient multiples, entre le choc, l’incompréhension et la colère », fait ressortir la quadragénaire. Une équipe de la CID de Rose-Belle, menée par l’assistant surintendant de police Satiajev Callychurn, a procédé à l’arrestation de l’usurpatrice. Noëlla a procédé le jour même à l’identification de la suspecte. Priyanka Ramnauth a été libérée quelques jours plus tard contre une caution de Rs 10 000 et une reconnaissance de dette de 
Rs 50 000.


Jean-Daniel ne pourra intégrer le Workfare Programme.
Jean-Daniel ne pourra intégrer le Workfare Programme.

Licencié pour avoir demandé un contrat de travail

Jean-Daniel P, habitant St-Pierre, raconte avoir travaillé pendant trois mois comme superviseur dans une compagnie de matelas ayant plusieurs branches à travers l’île. Il s’occupait des cinq magasins à travers l’île. « Mon premier jour de travail, c’était le 20 avril 2019. Au début, tout allait bien, le responsable appréciait mon travail. Deux mois plus tard, j’ai demandé au propriétaire du magasin de faire des contrats pour ses employés et pour moi-même puisque personne n’a de sécurité d’emploi sans contrat », avance Jean-Daniel. La gérante n’aurait pas apprécié cette demande et, quelques jours plus tard, soit le 30 juillet, il a reçu un appel de cette dernière l’annonçant qu’elle le mettait à la porte. Elle lui a aussi indiqué que la décision venait d’être prise en concertation avec tous les responsables présents lors d’une réunion à laquelle il n’a pas assisté. Suite à cela, l’habitant de St-Pierre s’est rendu au Bureau du travail, mais selon un chargé de communication, vu que Jean-Daniel a travaillé au sein de cette compagnie pendant seulement trois mois, soit un total de 90 jours, Jean-Daniel ne pourra intégrer le Workfare Programme mis en place par le ministère du Travail puisqu’il faut avoir travaillé un minimum de 180 jours au sein de la compagnie pour en bénéficier. 


Les habitants avaient entamé le nettoyage  tôt dans la matinée.
Les habitants avaient entamé le nettoyage tôt dans la matinée.

Inondations à Fond-du-Sac : le dur réveil après une nuit de terreur

Comment oublier cette scène de désolation le matin du mercredi du 10 avril après les grosses averses torrentielles qui se sont abattues sur l’île dans la journée et dans la soirée du 9 avril ? Si certains ont pu constater les dégâts dès le réveil le lendemain, d’autres ont été surpris en pleine nuit par la montée des eaux et n’ont pu que constater les dégâts. Suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues dans le Nord de l’île, Fond-du-Sac figurait parmi les endroits les plus touchés par le sinistre. Plusieurs sinistrés et certaines familles avaient même dû être évacués vers des centres de refuge et plus d’une cinquantaine de maisons ont été inondées. L’équipe d’Explik Ou Ka, ainsi que celle de Radio Plus, ont donc décidé d’organiser une journée de levée de fonds afin de soulager au maximum ces familles qui ont été affectées. Les dons ont afflué tout le long de la journée au Village Hall de Fond-du-Sac où les vivres et les provisions ont pu être distribués aux différentes familles dans la localité.

Les donations ont afflué à Fond-du-Sac.
Les donations ont afflué à Fond-du-Sac.

La quadragénaire ne peut plus se tenir droit suite à son accident.
La quadragénaire ne peut plus se tenir droit suite à son accident.

Invalide suite à un accident du travail : l’appel de Goolnar pour financer les études de son fils

Goolnar Bhundoo, habitante de Bambous, a sollicité l’aide de la rédaction ne sachant plus vers qui se tourner pour trouver les finances nécessaires pour les études de son fils. Âgée de 48 ans, elle expliquait qu’elle était employée dans une compagnie sous-traitante travaillant pour le compte du ministère de l’Environnement. Elle a expliqué qu’un jour, alors qu’elle était sur son lieu de travail, elle a été percutée par un poids lourd et a fait une lourde chute. Résultat : elle a été admise à l’hôpital pendant plusieurs jours. Selon la quadragénaire, le verdict des médecins était accablant. Sa colonne vertébrale a été rallongée de 13 centimètres et elle ne pourra plus se tenir debout comme avant.

 « J’ai été contrainte de démissionner de mon emploi, ce qui a complètement changé ma situation », lâche-t-elle. Le pire restait à venir en raison d’une mauvaise situation financière. Le diplôme de son fils de 22 ans lui coûtait la somme de Rs 30 000. Elle a fait savoir que sa mince pension de Rs 5 800 n’était pas suffisante pour payer les études de son fils et, étant séparée depuis 16 ans, il n’y avait aucune source de revenus au sein du foyer. L’appel à l’aide de la mère de famille n’est finalement pas tombé dans l’oreille de sourds. Certains individus l’ont contactée.


Il perd la vue après des injections à l’hôpital de Moka

Vikash a perdu la vue suite à des injections.
Vikash a perdu la vue suite à des injections.

La vie de Vikash Ramlekha, habitant de Bonn-Mère, Flacq, a basculé du jour au lendemain. Il explique que, le 31 octobre 2018, il s’est rendu à l’hôpital de Moka pour une consultation parce qu’il avait remarqué qu’il avait des problèmes de vue. Il a été admis à la salle A-14 le jour même. « Le jour de mon admission, on m’a mis sous sérum et l’un des médecins a fait deux injections médicamenteuses dans le sérum. Là encore tout allait bien. Le lendemain, j’ai reçu deux nouvelles doses d’injection. Quelque temps après, soit l’après-midi du 1er novembre, j’ai perdu la vue pendant quelques minutes, mais tout est redevenu à la normale par la suite. J’avais peur et j’ai appelé un infirmier pour lui raconter ce qui s’était passé.

Ce dernier m’a dit que c’était normal et que se sont les médicaments qui faisaient cet effet », relate Vikash. « Lorsque je me suis réveillé le 2 novembre, je ne voyais plus rien. J’essayais tant bien que mal d’ouvrir les yeux, mais je n’y arrivais pas. Ce n’est qu’après que j’ai compris que j’avais perdu la vue. C’était comme j’étais enfermé dans une chambre noire », indique le jeune homme. Suite à cet incident, aucun médecin n’a accepté de lui donner un rapport médical. 

De plus, les médecins lui ont dit qu’il ne reverrait plus jamais. Or, Vikash, déterminé comme jamais, n’a pas baissé les bras. Suite à des recherches avec l’aide de sa famille, il a trouvé un hôpital en Inde où il pouvait se faire opérer. Il s’est rendu en Inde au mois de septembre et s’est ainsi fait opérer et est retourné au pays avec une vue, même partielle. 

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