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À Résidence Atlee, Forest Side : un terrain laissé à l’abandon depuis 10 ans indigne le voisinage

maison La maison est abandonnée depuis 10 ans, fait office de dépotoir et de repère de toxicomanes ou de voyous.

Adrien Dieudonné et plusieurs autres habitants de Residence Atlee, plus précisément les résidents de l’avenue Greenwood, sont très remontés. Une maison et un terrain abandonnés sont devenus le repère d’individus louches. « C’est ainsi depuis plus de 10 ans. Nous avons appris que les héritiers sont à l’étranger », dit cet habitant.

«Il y a deux ans, j’avais évoqué le sujet avec l’ancienne mairesse de Curepipe, Sybille Lolochou. Elle avait alors promis de visiter les lieux. Toutefois à ce jour, la situation s’est détériorée et aucune mesure concrète n’a été prise », se plaint l’intervenant. Sur place, un triste spectacle s’offre aux yeux : des vitres brisées, des fenêtres et des portes qui ont volé en éclats et des mauvaises herbes qui ont envahi la cour non clôturée.

« Plusieurs personnes, inconscientes ou « je-m’en-foutistes » viennent y balancer leurs détritus. » Par ailleurs ajoute notre interlocuteur, il y a un peu plus de deux ans, il a également constaté que des carcasses d’animaux avaient été abandonnées dans cette cour. « Le malheur, c’est qu’il y a aussi des individus louches qui trouvent refuge dans la cour, une fois la nuit tombée. Nous avons retrouvé des seringues. Cette situation est insupportable pour la sécurité du voisinage », confie l’habitant. « La meilleure chose, selon nous, serait de faire clôturer la cour pour que personne n’y ait accès. »

Selon Hans Margueritte, maire de Curepipe, « nous avons reçu plusieurs plaintes concernant les terrains en friche au sein de notre département. Il faut faire ressortir que ce sont ces mêmes terrains qui causent la prolifération des rats. Par conséquent, l’argent alloué pour d’autres travaux de nettoyage doit être utilisé pour des projets prioritaires, comme la campagne de dératisation. En sus, l’entretien de tels terrains coûte énormément d’argent. Il faut aussi retracer les propriétaires et cela prend du temps », confie le maire.

Peu de propriétaires paient le nettoyage des terrains

« Sur 1000 propriétaires, un seul a répondu à l’appel ». Interrogé à ce sujet, Hans Margueritte avance que les municipalités continuent de nettoyer les terrains en friche tombant sous leur juridiction. « Le travail continue, toutefois, il faudrait revoir une section de la loi, car les cinq municipalités sont confrontées à un problème. Une fois l’addition envoyée au propriétaire du terrain, ils ne retournent plus vers la municipalité pour obtenir le clearance de la mairie pour effectuer leurs développements. Par conséquent, ces frais restent impayés. C’est le nouveau propriétaire qui doit alors s’acquitter de ces frais de nettoyage. Nous demandons aussi, lors des ventes de terrains, qu’une clearance soit également réclamée à la mairie afin que ces comptes soient enfin soldés », soutient le maire.