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Réseau démantelé - faux permis de conduire : le suspect réclamait jusqu’à Rs 15 000 

Mudasir Gureebun, arrêté jeudi, est le présumé cerveau du réseau. Huit faux permis de conduire prêts à être livrés ont été trouvés chez le suspect.

La police a démantelé un réseau de faux permis de conduire. Un atelier de fabrication a été découvert à Plaine-Verte et un suspect arrêté. Mudasir Gureebun, 32 ans, est soupçonné d’être le cerveau. Les enquêteurs doivent encore établir l’ampleur du trafic, car d’autres faux documents seraient concernés. 

De faux permis de conduire sont en libre circulation. La police a découvert un atelier de fabrication à Plaine-Verte en début de semaine. Ce qui l’inquiète surtout, c’est que ces documents sont quasi identiques à des originaux et qu’ils pourraient très bien passer entre les mailles des filets lors d’un contrôle de routine. « Dokiman la paret vre. Si lapolis fer enn tchek routinn, zot pou krwar vre lisans sa », indique un policier ayant participé aux analyses. 

Un dénommé Mudasir Gureebun, âgé de 32 ans, a été arrêté. Il est soupçonné d’être le cerveau du réseau. Durant son interrogatoire, il a reconnu être derrière la fabrication des faux documents. Toujours en détention policière, il fait l’objet d’une accusation provisoire de « making use of forged documents ». La suite des investigations est jugée cruciale. Les enquêteurs, supervisés par le surintendant de police Purmarssur, doivent encore établir l’ampleur du réseau. 

D’ores et déjà, ils pensent que le suspect réclamait jusqu’à Rs 15 000 à ses « clients » en échange de faux permis de conduire. Ces aspirants conducteurs seraient légion. Lors d’une descente chez Mudasir Gureebun en début de semaine, la police a trouvé huit faux permis de conduire prêts à être livrés à des « clients ». 

Les dessous de l’opération 

L’opération a donc fait capoter les chances de Hashir R., Ryan S., Zinnat J., Farhaan E., Charonne R., Chinetamby M., Francis R. et Françoise d’obtenir un faux permis sans avoir à passer l’examen de conduite. Les documents portent le sceau de la Traffic Branch, ainsi que les photos et les noms de leurs éventuels détenteurs. Ces présumés clients seront interrogés. 

Comment la police est-elle remontée jusqu’à Mudasir Gureebun ? La Divisional Crime Intelligence Unit de la Northern Division, dirigée par l’inspecteur Gunga et le sergent Arnasala, démarre ses investigations le jeudi 12 mai 2022. Des policiers font une descente chez un habitant de Goodlands de 58 ans. Leur but : vérifier le certificat de fitness et la déclaration de son tout-terrain. Ils constatent que les documents sont des faux. 

Interrogé, l’entrepreneur explique qu’étant pris par ses engagements professionnels, il a sollicité l’aide d’un voisin pour faire les démarches liées au certificat de fitness de son véhicule. « Mo finn donn mo vwazin Rs 12 000. Limem ki finn fer mwa gagn bann dokiman la. Mo ti pe doute zot fos », lance-t-il aux policiers, concédant que son tout-terrain n’a pas bougé de son domicile et qu’il n’a donc été soumis à aucune vérification. 

Les enquêteurs se rendent chez le voisin pour l’appréhender. La police le soupçonne d’utiliser des faux documents pour opérer les multiples pelleteuses qu’il possède. Après ces deux arrestations, les limiers remontent jusqu’à un habitant de Bois-Marchand. Il serait l’« agent » chargé de remettre les faux documents au propriétaire des pelleteuses. 

Les limiers finissent par remonter jusqu’à Mudasir Gureebun. Sa maison, située à Canal Bathurst, à Plaine-Verte, est le quartier général où se fait la fabrication. Durant une perquisition en début de semaine, les limiers y découvrent le parfait attirail : une imprimante, une cartouche d’encre, une paire de ciseaux, un ensemble d’outils, un téléphone portable ainsi que 13 papiers de format A4 et de couleur jaune. Une vignette d’assurance portant le nom d’une compagnie d’assurance et destinée à une voiture de la marque Suzuki Swift est aussi retrouvée chez lui. 

Les enquêteurs y trouvent également un certificat de moralité qui a été émis par le bureau du Directeur des poursuites publiques à l’intention d’un habitant de Rivière-du-Rempart condamné à trois ans de servitude pénale dans une affaire de trafic de cannabis et d’escroquerie. Ce dernier voulait que le suspect fabrique un faux certificat de moralité en se basant sur celui qu’il détient sans toutefois y mentionner les délits pour lesquels il a été condamné.
 

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