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Réseau de prostitution démantelé : cinq Mauriciennes déportées de La Réunion 

Un réseau de prostitution a été démantelé à l’île sœur. Des Mauriciennes, qui y séjournaient illégalement et qui sont soupçonnées de faire partie de ce réseau, ont été arrêtées, puis déportées. Il leur est interdit de revenir à La Réunion pendant trois ans. Un Réunionnais et sa complice mauricienne, qui a recruté ces femmes, ont été arrêtés. Ils sont en détention, en attendant leur procès prévu le 27 mars. 

L’affaire défraie la chronique à La Réunion. La police aux frontières a démantelé un réseau de prostitution en arrêtant des femmes, lors d’une descente le mardi 11 février. Parmi, cinq Mauriciennes qui séjournaient illégalement à l’île sœur et qui sont soupçonnées de faire partie de ce réseau. 

Elles ont toutes été déportées à Maurice le jeudi 13 février 2020, car elles n’avaient pas de permis de séjour. Elles ont l’interdiction de revenir sur le sol réunionnais pendant trois ans. Une autre Mauricienne a été arrêtée. C’est elle qui aurait recruté des compatriotes pour ce réseau. Deux hommes ont aussi été appréhendés : un Réunionnais, soupçonné d’être le proxénète, et un homme qui hébergeait les femmes. 

Ce dernier, âgé de 36 ans, est inconnu des services de police. Selon l’enquête policière, qui a démarré en janvier 2019, il hébergeait ces femmes depuis octobre 2019 dans deux appartements à la rue du Verger, aux Camélias. Il a avoué qu’il fournissait les facilités d’hébergement et des lignes téléphoniques aux femmes qui résidaient dans ces appartements. Il a affirmé qu’il percevait des sommes allant de 400 à 700 euros par jour de la part de chacune d’elles. Les femmes avaient droit au reste des sommes qu’elles se faisaient à travers les passes. 

Âgées entre 25 et 46 ans, les cinq Mauriciennes s’étaient rendues à La Réunion avec un visa touriste en 2019. Interrogées, elles sont passées aux aveux, tout en exprimant le souhait de rentrer à Maurice. Selon les premiers éléments de l’enquête, elles exerçaient uniquement dans les appartements et elles n’étaient pas impliquées dans du racolage en public. Elles s’assuraient d’avoir une clientèle en publiant, sur des sites populaires, des petites annonces telles que « massages avec finition ». 

Elles sont arrivées à La Réunion sur l’invitation d’une compatriote âgée de 35 ans. Celle-ci a avoué avoir agi comme « recruteuse » en invitant ces cinq femmes à la rejoindre à l’île sœur grâce à un visa touriste. Elle a dit aux policiers qu’elle était originaire de Pamplemousses. Elle a raconté qu’elle venue à l’île de La Réunion comme touriste et qu’elle y a vécu plusieurs mois sans permis de séjour. 

Pour ce qui est des poursuites, il nous revient que les cinq Mauriciennes sont « considérées comme des victimes ». Elles ne seront donc pas poursuivies au pénal à La Réunion. En revanche, elles ont interdiction de fouler le sol réunionnais pendant trois ans.

Quant au suspect réunionnais et sa complice mauricienne, ils sont en détention. Ils seront poursuivis pour des faits de proxénétisme aggravé. Leur procès est prévu le 27 mars 2020. L’homme qui a hébergé les femmes sera, lui aussi, poursuivi pour proxénétisme aggravé.

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