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Répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient : «Le pays passe avant tout», dit le PM

Par Defimedia.info
Publié le: 14 avril 2026 à 17:13

« Tou zafer in vin pli cher. Li andeor nou kontrol. Nou konsian ki nou pei bizin pass avan tou ». C’est ce qu’a déclaré Navin Ramgoolam, ce mardi 14 avril. Le Premier ministre (PM) commentait les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient alors qu’il prenait la parole lors des célébrations officielles du Nouvel An tamoul, qui ont eu lieu au MGI, cet après-midi.

« Riches ou pauvres, cette guerre aura son impact. Il y a plusieurs pays qui ont déjà déclaré un état d’urgence économique parce qu’ils ont dû prendre des mesures très drastiques. Nous faisons face à une grande perturbation dans l’approvisionnement du pétrole, du gaz et des fertilisants. Et, à Maurice, nous importons presque tout. Tou zafer in vin pli cher. Li andeor nou kontrol. Nou konsian ki nou pei bizin pass avan tou. Tou sa ban repercussion la pou ena. Actuellement, nous veillons à trois choses, notamment l’approvisionnement des denrées de base ainsi que des aides aux personnes en bas de l’échelle », a souligné Navin Ramgoolam.

« Pena mem gaz la. Pou ena enn penurie kitfwa. Nou pa pou ena. Car, heureusement, nous avons toujours l’Inde qui est là pour nous aider », dit le PM. Il dit être en pourparlers avec le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar. « Nou pou fer enn government-to-government agreement pou garanti pou gagn petrol ek gaz depi l’Inde pou pena penuri. Mo dir enn gran mersi a gouvernman l’Inde », ajoute Navin Ramgoolam.

Le chef du gouvernement dit présider un comité de crise sur les impacts économiques du conflit au Moyen-Orient. « Nous étudions les meilleures options dont nous disposons dans l’intérêt du pays. (…) Nous devrons protéger notre population au maximum. Nous sommes conscients que certaines mesures sont difficiles, mais elles sont nécessaires. Elles seront temporaires. Une fois que la guerre se termine, nous espérons pouvoir redresser les choses », affirme le PM.

Aux dires de Navin Ramgoolam, « seki nou pe fer, se pa pou nou. Nou ti kapav fer fasil pou vinn popiler. Me non. Nou bizin get pei. Nou pei bizin nou priorite. Dans des moments difficiles, c’est la responsabilité, voire la solidarité collective, qui pourra minimiser l’impact de la guerre. À chaque fois que notre pays a fait face à des difficultés, même des adversités, tou dimoun fin marye-pike ansam pou relev ban defi ek nou fin ressi », a-t-il soutenu.

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