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Repêchage des candidats échoués : les ‘road tests’ ramenés à deux mois

« L'épreuve de la route est la plus difficile. »

Plus besoin d'attendre cinq à six mois pour pouvoir repasser son permis de conduire. Depuis quelques semaines, ce laps de temps a été réduit à environ deux mois. Ce qui n'est pas pour plaire à ceux qui prennent part à cet examen pour la première fois. Ils affirment être contraints de poireauter pendant trois heures aux Casernes centrales.

Les candidats qui ont échoué l’épreuve de la route (road test) pour l’obtention du permis de conduire pour voiture peuvent désormais obtenir leurs examens de repêchage dans environ un mois ou six semaines. Cette décision ferait suite à de « multiples complaintes formulées par des aspirants conducteurs ayant échoué à l’une des épreuves ». Ces derniers se plaignaient de devoir attendre entre cinq et six mois pour obtenir un autre examen de conduite, étant donné qu’ils ont échoué à une épreuve seulement. 

Une demande a été formulée, par certains moniteurs, pour rencontrer le DCP Mukhtar Din Taujoo, patron de la Trafic Branch. Ces derniers envisagent d’aborder « le chamboulement causé par le surplus d’examens » aux Casernes centrales. 
« Nous ne sommes pas contre le rapprochement des examens. Mais la tenue de nouvelles épreuves doit être proportionnelle au temps d’attente. Un candidat qui est examiné pour la première fois ne peut poireauter pendant trois heures aux Casernes centrales quand tel n’était pas le cas auparavant », explique un moniteur.

Le manque d’examinateurs décrié

Rencontrés aux Casernes centrales, de hauts gradés de la police basés à la Traffic Branch confirment que les examens pour ceux ayant échoué à l’exercice de la route ont été ramenés à environ un mois et demi, voire deux mois. Ces derniers concèdent également qu’il y a « un manque d’examinateurs à la Trafic Branch et c’est l’une des raisons qui fait que les examens de conduite sont parfois retardés ». 

Certains hauts gradés  de la police précisent que : « La Traffic Branch possède suffisamment d’examinateurs qualifiés et formés par des experts étrangers. Mais ces derniers sont répartis dans les diverses unités de la police et autres postes de police du pays. Face à ce manque d’officiers, nous nous débrouillons avec les moyens du bord. »

Sollicité par Le Défi Plus, le DCP Mukhtar Din Taujoo ne confirme ni n'infirme le manque d’officiers au sein de l’organisme. Il concède toutefois que « l’épreuve de la route est la plus difficile ». D’où le fait, précise-t-il, que le nombre d’échecs au examen de permis de conduire est croissant. 

À la question d'un « manque d’effectifs », le patron de la Trafic Branch aura pour réponse : « Ecoutez, toutes les unités de la force policière font face à un manque d’effectifs. Je serai ravi si la Trafic Branch pouvait accueillir de nouveaux éléments. »