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Renvoyée après 17 ans de service : elle attend depuis 10 ans d’être indemnisée

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Marie Danielle, 69 ans, attend que son ex-employeur lui règle ses indemnités de licenciement. Bien que l’affaire a été jugée en cour industrielle, celui-ci refuse toujours de lui payer son dû.

C’est le 14 janvier 2009, que la direction de la compagnie qui l’a employée pendant 17 ans lui demande de partir. Marie-Danielle travaillait comme machiniste. Elle n’a reçu aucun préavis de licenciement de la part de son employeur, ni aucune justification de ce renvoi brutal.

L’habitante de Sainte-Croix s’est aussitôt tournée vers le Bureau du Travail. L’affaire a suivi toutes les procédures habituelles et a été transmise à la cour industrielle pour qu’elle tranche. « Un jugement a été rendu en ma faveur le 15 juin 2018. Il stipulait que mon ancien employeur devait me dédommager de la somme de Rs 295 943 plus les intérêts de retard au taux de 12 % par an, à compter de la date du licenciement jusqu’à la date du paiement final. Nous étions quatre personnes dans cette même situation. L’une d’elles est décédée, et n’a jamais pu toucher sa compensation. Je me souviens de ce jour-là, comme-ci c’était hier, lorsque notre employeur nous a demandé de partir. Nous étions les seules employées anciennes et nous nous sommes rendues au Bureau du Travail le même jour. Le jugement de la cour industrielle est tombé, mais jusqu’à présent l’ex-employeur ne veut rien entendre et refuse toujours de nous payer notre dû », déplore la dame, âgée de 69 ans aujourd’hui.

Sollicité pour un avis, l’avocate Anikha Punchoo explique : « Il faut impérativement faire exécuter l’ordre qui a été émis par la cour. L’ex-employeur de Marie Danielle montre clairement qu’il ne respecte pas le jugement qui a été rendu. Elle doit consulter un avoué afin de faire exécuter ce jugement de la cour industrielle. L’avoué peut aussi envoyer un huissier à l’adresse de l’ex-employeur pour saisir ses biens afin de rembourser Marie Danielle ». L’avocate a pris les coordonnées de la dame pour la conseiller dans ses démarches.

La rédaction a pris contact avec la compagnie en question. Nous avons pu parler avec la secrétaire qui a promis d’en toucher un mot au patron, et de revenir vers nous. Mais à l’heure ou nous mettions sous presse, nous étions toujours dans l’attente d’une réponse.