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Renganaden Padayachy : «L’économie s’améliore quand les gens ont confiance»

Le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, mise sur une expansion économique avec la participation de tout un chacun. Dans sa première interaction avec la presse après le conseil des ministres, le nouvel homme fort de la trésorerie publique demande qu’on analyse au-delà des chiffres. 

Pension à Rs 9 000 dès début décembre

La pierre angulaire des mesures de l’Alliance Morisien est, sans nul doute, la hausse de la pension universelle (du moment qu’on ait 60 ans). Dès le 1er décembre, a dit Renganaden Padayachy, le montant passe à Rs 9 000. C’est le dossier prioritaire qui a été discuté et aplani. « D’année en année, nous constatons une amélioration de notre performance économique par rapport à la situation globale. C’est pour cette raison que nous avions annoncée en premier qu’on augmentera la pension, qu’on pourrait le faire et que nous le faisons. Nous avons travaillé sur le dossier. Ce sera à partir du 1er décembre 2019, », a-t-il dit

« La chance que j’ai c’est ce que j’ai hérité d’un ministère où il y a déjà un travail en profondeur qui a été fait et qui nous permette de respecter un de nos premiers engagements de notre manifeste, concernant la pension. À partir de là, tout s’enchaînera. C’est un boost qu’on donnera au niveau de la confiance. Et tous les économistes le savent. Ce qui est le plus important en économie, ce ne sont pas des chiffres mais ce (que tout le monde) a en tête. Et dans la tête des gens, la question est : est-ce qu’on a confiance ou pas ? Donc, peu importe ce que diront des gens, l’économie ira de mieux en mieux si les gens ont confiance en eux-mêmes, dans l’économie et dans le pays. C’est ce qui se passe quand on regarde les indices de confiance, que ce soit pour les consommateurs et les entrepreneurs et les autres indices que publient les institutions internationales. Pour moi, c’est une des raisons pourquoi le PM a remporté les élections. (…) »

J’ai hérité d’un ministère où il y a déjà un travail en profondeur qui a été fait"

Dettes : «Les institutions étrangères se battent pour nous prêter»

La dette publique a atteint Rs 325 milliards, représentant quelque 65% du Produit Intérieur Brut (PIB), selon les chiffres communiqués par le ministère des Finances en début de semaine. Pour Renganaden Padayachy, l’argent emprunté représente une dette constructive, avec une incidence positive sur l’économie. Maurice lève des fonds en majeure partie du marché local. Les bailleurs de fonds se bousculent au portillon pour financer les projets. 

« La part externe de la dette publique représente le composant le plus important. C’est qui est essentiel est que les institutions nous prêtent de l’argent. Est-ce qu’elles ont confiance en notre économie? Est-ce que les institutions internationales se battent pour nous prêter de l’argent ? Tel est le cas actuellement. Elles tiennent compte de notre performance économique. Maurice est à la 13e position dans le classement des pays en termes de facilitation des affaires. Ils regardent que pendant 30 ans, nous avons eu une croissance économique positive. Ce sont pour ces raisons qu’elles s’alignent pour nous prêter de l’argent à un taux de 0,5% ou d’un pourcent. »

«Nous contrôlons notre destin»

« Le seuil du niveau d’endettement à 60% du PIB a été fixé à un moment où tout allait très bien. (…) La grande majorité des pays a dépassé les 60%. Le plus important que nous savons maintenant est que la croissance doit continuer à s’améliorer. La dette doit être constructive et non pas une dette de fonctionnement. Quand nous avons une dette pour investir pour construire le futur, c’est différent d’une dette pour payer des (salaires et factures). (La majorité de la dette) est concentrée au niveau local. Le but est qu’on ait une majorité de la dette au niveau local. Donc, nous contrôlons notre destin. 

«La productivité augmente la croissance»

« Le fait que nous faisons des investissements productifs n’entraînent pas des bénéfices immédiats. On verra le bénéfice des investissements sur le PIB, sur la compétitivité, sur 20,30, 40 ou 50 ans. C’est cela qui est important. (..) Prenons l’exemple du Metro Express. Une personne qui prend 15 minutes pour rallier son lieu de travail est une personne moins stressée qu’une personne ayant pris une heure. Elle sera beaucoup plus productive. Quand elle sera plus productive, le PIB augmentera, la croissance augmentera. (…)

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