Faits Divers

Remonté par l’adultère de son ex-épouse : un maçon coupable d’avoir incendié son toit conjugal

Les éléments de la Central Investigation Division de Piton avaient enquêté au sujet de cet incendie.

Il a mis le feu au domicile qu’il partageait avec son ex-épouse en raison de l’adultère de celle-ci. Lui, c’est un maçon de 46 ans. Il a été jugé coupable pour incendie, le mercredi 21 août 2019, par le magistrat Sacheen Boodhoo, siégeant en cour intermédiaire. Délit commis le 3 janvier 2017 à Roches-Noires.

Ce maçon est poursuivi devant la cour intermédiaire pour crime d'incendie. Cela en vertu de l’article 346(1) du Code pénal. Le délit a été commis à Roches-Noires. Il lui est reproché d’avoir mis le feu au domicile conjugal qu’il occupait conjointement avec son ex-épouse au moment des faits tout en étant déjà séparés. Car l’accusé soupçonnait cette dernière d’adultère.

Le maçon a plaidé coupable à l’accusation. Il assurait sa propre défense, alors que la poursuite était menée par Me Nazir Bheekun, assisté du « Police Prosecutor », le chef inspecteur Rajesh Moorghen.

Le « Sub Inspector » Juggoo a produit les déclarations du prévenu. Ce dernier a été arrêté suite à une plainte déposée par son ex-épouse au poste de police de Piton. Elle a déclaré que le 27 décembre 2016, l’accusé lui avait proféré des menaces de mettre le feu à leur domicile. Déclaration que le prévenu a réfutée.

Il a toutefois admis avoir mis le feu à un coussin qui se trouvait sur le sofa dans le salon. Et que par la suite, le feu s’est propagé dans la maison causant des dommages à des meubles et documents.

« Un moment de colère »

Il a relaté qu’en 2000, il s’est marié et de cette union est né un fils. Celui-ci est âgé de 18 ans actuellement. Cependant, le couple ne s’entendait pas bien. La raison est que l’accusé soupçonnait son ex-femme de le tromper. Car, dit-il, celle-ci recevait des appels vers 23h00. Mais il a déclaré qu’il ne connaissait pas l’interlocuteur qui conversait avec son ex-femme au téléphone. Et que cette relation extraconjugale de son ex-épouse  remonte à trois ans avant ce délit. Le couple a divorcé en juin 2016. Néanmoins, ils ont continué à occuper le même toit.

Le jour du délit, le prévenu a expliqué qu’il était parti boire un verre avec des amis mais qu’il était remonté en voyant l’amant de son ex-épouse converser avec elle dans la boutique que celle-ci gérait. 

Ainsi, sous la colère, dit-il, il a mis le feu à son domicile.  «  J’ai pris une allumette sur le réfrigérateur. Ensuite, je me suis dirigé dans le salon où se trouvait un sofa. C’est alors que j’ai mis le feu au coussin. Mais, je ne m’attendais pas à ce que la flamme se répande dans la pièce. Pris de peur, j’ai pris la fuite et je suis allé chercher de l’aide auprès de mes proches », a raconté le prévenu dans sa déclaration à la police. Ce dernier a soutenu qu’il avait commis cet acte dans le but d’effrayer son ex-femme. Mais, il ne pensait pas que les choses allaient dégénérer. 

Déposant sous serment, le prévenu a présenté des excuses à la cour pour son geste. «  Mo pas conné si sa ti pou tourne mal. Pas ti ena personne dans la caze sa lère là. Mone perdi tout. Mo demande ene chance pour refaire mo la vie », souligne-t-il. Ce dernier dit que maintenant il n’occupe plus le toit conjugal. Il est parti résider dans une autre maison dans la même région. Il a avancé avoir acheté le terrain et construit la maison et qu’il est toujours en train de s’acquitter de son emprunt.

Par ailleurs, le prévenu détient un casier judiciaire avec trois antécédents. Le procès s’est ensuite ajourné au 28 août 2019 pour les besoins de sa sentence.

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