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Régionalisation : elle doit parcourir 40 km pour se rendre au collège

Si une solution n’est pas rapidement trouvée au problème d’une jeune étudiante de 11 ans, cette dernière sera appelée à parcourir 40 kilomètres chaque jour pour se rendre au collège qui lui a été attribué. La demande de transfert lui ayant été refusée, les parents sollicitent l’intervention de la ministre de l’Éducation.

La famille Jugree se trouve parmi ces parents qui ne sont pas satisfaits du collège qui a été choisi pour leurs enfants et qui ont réclamé leur transfert. Le couple Jugree a une fille, Malika, qui se verra dans l’obligation de parcourir 40 kilomètres de route par jour pour la poursuite de ses études au collège choisi pour elle par le ministère de l’Éducation. Elle sera dans l’obligation de se réveiller à 5h30 chaque matin et changer quatre fois de bus par jour pour arriver au collège SSS de Pailles avant 8h00. Et autant de fois l’après-midi.

Pour sortir de ce mauvais pas et éviter de telles contraintes à une fille encore si jeune, les parents ont entrepris des démarches auprès des autorités pour que leur fille puisse avoir un collège proche de son lieu de résidence. Mais, à leur grande surprise, une lettre officielle leur est parvenue le vendredi 4 janvier leur informant que leur demande de transfert a été rejetée.

C’est ce qui explique la colère et le sentiment d’indignation de la part d’Anand, le père, qui se demande si la ministre de l’Éducation serait au courant du cas de sa fille ? Il souhaite que Leela Devi Dookun-Luchoomun intervienne au plus vite afin que justice leur soit rendue.

Depuis le départ, Anand avait demandé pour sa fille le collège d’État de Goodlands, Beau-Plan ou même un collège de Triolet. « Mo zenfant pou passe tout so le temps avec voyager kuma li pou concentre dans so éducation », explique Anand qui est marié et père de deux enfants. Sa fille aînée, âgée de 18 ans, fréquente le collège SSS de Goodlands.

Nous avons tenté en vain d’entrer en contact avec Dinesh Seeharry, l’attaché de presse de la ministre, pour lui exposer le problème et pour voir dans quelle mesure il pourrait intervenir en faveur de la petite Malika. En vain.