Politique

Réforme électorale - Pravind Jugnauth : «Ma plus grande déception, c’est Paul Bérenger»

Pravind Jugnauth

Le leader du MSM a regretté que le projet de loi sur la réforme n’ait pas été adopté à l’Assemblée nationale. C’était devant ses partisans, le jeudi 27 décembre, lors du comité régional du MSM au Mohit Hall, St-Pierre.

« Bérenger a toujours milité pour une réforme et avait proposé une représentation proportionnelle.» Pravind Jugnauth commentait le projet de loi sur la réforme électorale. Il est revenu sur les propositions du MMM. Il a « blâmé » le parti mauve sur la décision de ne pas adopter la réforme. « Mo blam sirtou MMM, koz boukou me kan ena pou azir, inn vinn prizonye ek pa kapav azir. »

« Chacun devra assumer ses responsabilités. Notre gouvernement a pris les siennes. C’est la première fois qu’un candidat pourra s’aligner sans déclarer sa communauté. L’opposition est contre. C’est une opposition disparate. Le PMSD évoque une direction, le Parti travailliste, plusieurs directions. Ma plus grande déception reste Paul Raymond Bérenger qui a toujours milité pour une réforme. »

« Mo fini marye mwa »

Autre point abordé : une éventuelle alliance. « Certains prétendent que je mendie avec ce projet de loi. Nous n’avons pas mendié, surtout pas auprès du MMM ». « Mo bizin dir zordi : mo fini marye mwa. Mo pena pou rod lot madam ayer. Nou pe travay dan enn lalyans dan gouverman. Nou nou pou fer nou travay, nou sime. »

Mai 2020

Le PM se dit tout « excité » pour l’an prochain. « Nous travaillerons encore plus dur, je suis confiant. Certains évoquent des élections générales. Mais, légalement, nous pouvons attendre jusqu’à mai 2020. »

Pension et salaire minimal

Pravind Jugnauth a émis un autre souhait : aligner le montant de la pension de vieillesse sur le salaire minimal. « Sous le gouvernement travailliste, le montant de la pension était de Rs 3 623. À partir de janvier 2019, il passera à 6 210, soit les 2/3 du salaire minimal. Si nous sommes encore au pouvoir, il risque de s’aligner sur le salaire minimal. Ce n’est pas pour demain, mais cela deviendra une réalité. »

Et de rappeler que le salaire minimal a grandement modifié la vie des Mauriciens. « Hier, le personnel d’entretien (cleaners) ne touchait que Rs 1 500, aujourd’hui, ils sont à Rs 9 000. Avec le boni, ils ont reçu  Rs 18 000. Ena ti pe dir pou sanz la vi dan 100 zour, zordi dan 10 jours. »