Réforme éducative - Mahend Gungapersad : «Nous n’allons toucher à la spécificité
Par
Annick Daniella Rivet
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Annick Daniella Rivet
Le ministre de l’Éducation, Dr Mahend Gungapersad, a rencontré le jeudi 5 février des élèves et des parents à l’auditorium Paul Octave Wiehe, à Réduit. Suivant la série de consultations, une tendance se dessine, avec la révision de la notation au PSAC, comme l’option privilégiée, des participants.
«Nous n’allons toucher à la spécificité d’aucun collège. » C’est ce qu’a avancé le ministre de l’Éducation, Dr Mahend Gungapersad, dans l’après-midi de jeudi, lors de la rencontre avec les parents. C’était à une question d’un parent qui voulait savoir ce qui se passera avec les collèges catholiques qui ont été invités à entrer dans la réforme comme collège national. Il a affirmé qu’il allait respecter les institutions : « Nous avons le souci d’être respectueux des acquis des institutions et nous allons voir comment faire si jamais les spécificités de ces écoles les empêchent d’entrer dans ce que nous proposons. »
Le ministre rappelle qu’il n’est pas là pour imposer. « Tout sera fait dans le dialogue, la transparence et le respect mutuel. Nous avons eu des rencontres avec Mgr Jean Michaël Durhône, mais rien n’est finalisé encore. »
La rencontre de jeudi fait partie d’une série que le ministre compte avoir avec les partenaires de l’Éducation dans le cadre de la publication du Blueprint. « Après les partenaires, les élèves et les parents, maintenant nous devons examiner toutes les idées que nous avons reçues. Nous devons voir ce que nous allons proposer à l’Assemblée nationale dans le cadre de la publication du Blueprint.»
Les consultations ont permis de dessiner une tendance par rapport à la réforme à venir. Ainsi, l’option 1 a été privilégiée, selon le ministre. « Nous avons vu une tendance et je le dis au pied levé, c’est l’option 1 qui a la faveur du public », nous a-t-il confié.
Dans son intervention, le ministre Gungapersad a rappelé que cette démarche s’inscrit dans un processus démocratique visant à leur donner la voix dans la réforme du système éducatif. Il a ajouté que le Blueprint sera conçu à partir de données, de travaux techniques et des contributions issues des consultations.
Il a aussi mis en avant l’importance du bien-être des élèves, de la liberté d’expression et de la diversité des opinions, soulignant que la réforme ne saurait être uniforme ni imposée.
Le ministre a encouragé les élèves à devenir des ambassadeurs de valeurs dans leurs établissements, en cultivant la discipline et le respect. Pour le ministre, le système éducatif doit répondre aux besoins de tous les apprenants - qu’ils soient brillants, moyens ou en difficulté. Car chaque enfant compte, indépendamment de ses résultats scolaires ou de son origine. Une attention particulière doit aussi être portée à la protection des élèves les plus vulnérables.
Lors des rencontres, le Chief Technical Officer du ministère, Ricaud Auckbur, a présenté les deux options proposées.
Option 1
Option 2
Les collèges nationaux pourront fonctionner en mode mixte ou en établissements à un seul genre, à l’exception du Mahatma Gandhi Institute (MGI) qui restera mixte.
Ricaud Auckbur a également expliqué qu’il y a vingt-cinq ans, 25 000 élèves se présentaient aux examens du PSAC, pour 600 places dans les National Colleges. Aujourd’hui, il n’y a que 12 000 qui prennent ces épreuves pour 2 400 places dans ces établissements.