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Rapport du Public Accounts Committee : le ministère de la Santé pointé du doigt

Xavier-Luc Duval préside le Public Accounts Committee

Le ministère de la Santé est montré du doigt par le Public Accounts Committee (Pac), qui a publié son premier rapport, ce matin, mardi 24 novembre. 

La gestion des services de l’État a été passée en revue par ce comité présidé par le leader du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), Xavier-Luc Duval, pour les années 2017-2018 et 2018-2019. Gaspillage de fonds public, erreurs dans les acquisitions d'équipements médicaux sophistiqués, ce sont là quelques critiques faites au ministère de la Santé. 

D’abord, le Pac s’insurge contre le fait que le ministère de la Santé a ignoré les critiques sévères du directeur de l’audit concernant des plaintes pour négligence médicale portées par la population. Il recommande que les plaintes soient entendues dans un délai de 6 à 12 mois.

Le Pac note que, sur de nombreuses années, les équipements médicaux des hôpitaux tombent en panne et que plusieurs erreurs sont commises dans l’acquisition d’équipements médicaux sophistiqués. Ce qui a mené à un gaspillage de fonds publics, à d’importants retards et à l’incapacité d’offrir un service de qualité aux patients.
Le Pac trouve regrettable que les cliniques privées qui ont moins de ressources puissent fonctionner mieux que les hôpitaux.

Par ailleurs, le comité demande une importante amélioration dans la gestion des hôpitaux et institutions du ministère de la Santé. Et cela peut se faire à travers la nomination d'administrateurs qui ont de l’expérience pour le poste de Regional Health Services Administrator et non pas de simples médecins. Il recommande également que la gestion des actifs, des achats et la gestion des entrepôts des hôpitaux soient effectuées par un personnel qualifié. 

Autre point évoqué : le rapport du National Drug Observatory, qui a pris du retard. Lequel était prévu pour 2017. En ce qu’il s’agit du nombre de cas de décès liés à la drogue, il a triplé en 5 ans, passant de 17 en 2015 à 54 en 2019, note le rapport. 

Les admissions dans les institutions de santé de patients liée à la drogue ont doublé, de 552 en 2015 à 1 089 en 2017. En 2019 le chiffre s’élevait à 834 cas. Et 79 % de ces cas étaient liés à la drogue synthétique et autres substances. 

Le comité recommande que la Harm Reduction Unit du ministère de la Santé soit examinée en toute urgence et en toute indépendance.
Le comité note une sous-utilisation de ses fonds. Et d’ajouter que cette unité est inefficace. 

Par ailleurs, le National Drug Secretariat devrait être doté de son propre budget et être en mesure d’implémenter des projets, mais également effectuer et financer ses propres sondages, estime le comité. 

 

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