Ramgoolam : « 2026 doit être l’année de l’économie »
Par
Defimedia.info
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« L’année 2026 doit être l’année de l’économie. » C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de son traditionnel discours à la nation en ce premier jour de l’année 2026.
Soulignant que la qualité de vie dépend directement de la situation économique, il a insisté sur la nécessité de consolider l’économie afin d’améliorer les conditions de vie de tous les Mauriciens. « Nous sommes tous concernés », a-t-il déclaré, mettant en garde contre le risque de voir Maurice basculer dans la catégorie des « Junk States ».
Le chef du gouvernement a également détaillé ses priorités pour 2026. Le Law and Order figure en tête de liste et est qualifié de « top priorité ». À ce titre, un changement majeur est annoncé au sein de la police afin de renforcer la lutte contre la criminalité. Il a rappelé qu’en 2025, 95 arrestations ont été effectuées pour des faits de corruption et a fait référence à la mise en place de la National Prosecution Commission et de la National Crime Agency. Le mot d’ordre reste la tolérance zéro face aux actes criminels et à la corruption.
La sécurité routière constitue une autre priorité. Le Penalty Point Scheme entre en vigueur dès aujourd’hui, avec des sanctions plus sévères. Le Premier ministre a jugé inacceptable qu'autant de Mauriciens perdent la vie à cause des négligences de certains.
Le secteur de la santé a également été évoqué. Quelque 19 milliards de roupies sont dépensées annuellement pour les services de santé, mais le système continue, selon lui, de fonctionner de manière archaïque, en raison notamment d’une forte résistance au changement.
Navin Ramgoolam a, par ailleurs, réaffirmé que l’État-providence n’a jamais été remis en question, tout en soulignant le défi majeur que représente le vieillissement de la population. D’ici quelques années, un tiers de la population aura plus de 60 ans, avec un impact considérable sur le développement social et économique du pays.
« Nous ne sommes pas là pour être populaires, mais pour redresser le pays », a-t-il conclu.