Débat

Rallyes illégaux : « C’est la montée d’adrénaline qui prend le dessus », explique un organisateur 

Farhaan Nobeebux, 19 ans, est parmi les jeunes soupçonnés d'avoir participé à un rallye illégal dimanche

Avec 116 morts sur nos routes depuis le début de l’année, l'organisation des rallyes illégaux devient de plus en plus inquiétante. D’autant plus que des accidents se produisent lors de ces courses. C’est ce qu'a confié un organisateur de rallye illégal à Radio Plus au lendemain des incidents survenus à Goodlands :

Ce phénomène prend de l’ampleur à cause d’un manque d’infrastructures adéquates pour pratiquer le sport mécanique, s'accordent à dire les organisateurs de rallyes légaux et ceux qui participent à des courses clandestines.  

Jonathan est un organisateur de rallye illégal. Ce jeune homme a déjà perdu plusieurs de ses amis. Dans une déclaration à Radio Plus, il explique que c’est «la montée d'adrénaline qui les poussent à enfreindre la loi». 

Reshad Koyratty est lui un organisateur de courses légales. Il se dit révolté par la tenue de rallyes clandestins. Il lance ainsi un appel au gouvernement pour mettre en place des structures adéquates pour pratiquer cette discipline. 

Aux dires du sergent Barlen Munusami de la Traffic Branch, la police est aux aguets sur certaines routes et à certaines heures spécifiques pour empêcher les rallyes illégaux. « Les lieux prisés pour les rallyes sont : Ebène Link Road, Goodlands Link Road, la route à Jin Fei ainsi que l’autoroute M3. Les rallyes sont pratiqués pendant les heures mortes », explique le sergent Barlen Munusami. 

Dans le but de dissuader les jeunes à participer aux rallyes illégaux, les autorités ont annoncé que 52 arpents seraient mis à la disposition de potentiels investisseurs pour la construction d’un circuit automobile.