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Quraishiyah Durbarry à la pointe de sa plume

Quraishiyah Durbarry est mordue de livres et d’écriture depuis l’adolescence.
Sa plume a frappé deux années consécutives. Du peu qu’elle s’en souvienne, Quraishiyah Durbarry écrit depuis l’adolescence. Cette mordue de livres a remporté le Prix d’écriture dramatique du Festival Passe Portes en 2015 et 2016. L’auteure nous conte sa joie. « Je suis enseignante de français au Mahatma Gandhi Institute (MGI) depuis une dizaine d’années. Mais je me considère avant comme une auteure », soutient la lauréate. Quraishiyah Durbarry s’adonne à l’écriture depuis l’âge de 15 ans. Elle se souvient qu’elle gribouillait des petites histoires dès qu’elle tombait sur une page blanche. « J’écrivais même dans les cahiers de mon père, qui était chauffeur de taxi à l’époque », relate-t-elle. Se qualifiant comme une dévoreuse de livres, elle indiquera que ce penchant pour l’écriture lui est venu naturellement. D’ailleurs, elle ajoutera que ses parents l’ont toujours encouragée à donner la parole à son stylo et à lire.

L’absurdité de la vie

L’auteure de nouvelles soutient qu’elle est tombée par hasard sur le concours d’écriture de Passe Portes l’an dernier. Ayant pour habitude d’écrire pour le plaisir, elle rédigera L’Attrape Bête spécialement pour la compétition. Son histoire, qui s’étale sur 80 pages, sera primée en 2015. « Cette nouvelle parle de l’absurdité de la vie. Elle raconte les péripéties de deux écrivains qui s’enferment à huis clos en quête d’inspiration. L’histoire dégénère quand ils commencent à entendre des bruits bizarres », raconte-t-elle.

Occasion en or

L’enseignante est d’avis que les concours d’écriture de ce type ont leur place à Maurice. Elle pense aussi qu’il devrait y en avoir davantage. « Vu que l’écriture est mon passe-temps, je m’y adonne pour remplir des pages. Or, ce genre de concours me donne une raison supplémentaire pour écrire. C’est une occasion en or pour les auteurs en herbe », confie l’habitante de Mahébourg. Cette année, elle s’est inspirée d’un personnage légendaire. Quraishiyah Durbarry a donné la parole au Minotaure, créature mythologique mi-homme mi-taureau que l’on croyait errer dans un labyrinthe. « Je raconte ce qui se passe dans la tête de cette bête qui est cloîtrée entre les murs du labyrinthe », indique-t-elle. De plus, L’Attrape Bête a été adapté sur scène pour le festival cette année. Une expérience nouvelle pour la jeune femme, qui s’est fait aider par Samir Kadel pour la mise en scène. La pièce était en compétition avec d’autres pièces étrangères lors du Festival Passe Portes 2016, et y a même décroché le prix Coup de cœur du jury.
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