Interview

Questions à Clifford Oxenham, directeur au conseil d’administration du groupe Oxenham : «Aucune concurrence mais qu’une part du marché»

Clifford Oxenham

Le groupe Oxenham vient de lancer The Thirsty Fox, une gamme de quatre bières artisanales. Clifford Oxenham explique qu’il n’y pas de lieu de concurrencer. L’entreprise ne cherche qu’un créneau sur le marché local.

Pouvez-vous expliquer l’initiative du groupe de se lancer dans un tout nouveau produit ?
L’initiative vient des frères Cédric et Fabien Oxenham qui, lors des études en œnologie en Australie, ont passé du temps chez un ami dont le père possédait une brasserie. à leur retour, ils se sont demandés pourquoi on ne ferait pas de la bière. On leur a conseillé de fabriquer une petite brasserie de 50 litres avant de se lancer. Ils ont bricolé quelque chose et ont pu faire leur bière. Elle s’est avérée bonne et on s’est dit pourquoi pas, car il y a un marché. Nous n’allons pas faire la même chose que ce qui est proposée par le plus gros producteur du pays. Ce que nous proposons, c’est vraiment de la bière artisanale qui est différente avec un goût nouveau.

Est-ce de la meilleure qualité ?
Non, ce n’est pas exact. Elle est différente. La qualité, c’est au public d’en juger. Le goût est à part. Les ingrédients de base sont les mêmes, sauf qu’il y a différents types de malt qu’on peut utiliser. Nous avons choisi des types de malt pour faire la bière que nous voulons. Comme pour le vin où il y a toute une variété de raisins, pour la bière également, le malt utilisé donnera une bière distincte. Nous n’avons pas l’intention de concurrencer les bières qui existent déjà sur le marché local. D’ailleurs, on ne vise pas un gros marché, mais nous proposons une bière différente. Ce n’est qu’un petit créneau sur le marché que nous visons. Si le public l’apprécie, je serai trop content.

Où se situe alors la différence avec ce que vous proposez ?
Le type de brassage est différent, le taux de houblon dans chacune de quatre bières proposées est différent. Le temps d’infusion n’est pas le même et la température de fermentation diffère aussi. Certaines fermentent à basse température sur une plus longue période, alors que pour d’autres, la température est plus élevée. C’est cela qui donne toute sorte de bière. Dans le monde, il doit avoir des milliers de types de bière.

Quelle sera la production dans un premier temps ?
Nous avons un objectif de 50 à 60 000 litres par mois.Mais, on pense que cela va être plus que 60 000 litres. Mais tout dépend comment elle sera appréciée. On a fait goûter les bières à de nombreuses personnes et nous avons eu un bon feedback. Nous sommes convaincus que le marché est mûr pour accueillir de nouvelles bières de type européen. Car la bière importée a connu une croissance importante ces dix dernières années.

Envisagez-vous d’introduire d’autres nouveaux types ?
Pour l’instant, nous en commercialisons quatre mais on va proposer encore deux autres d’ici la fin de l’année. Au total, on en aura six.  Pour l’instant, nous proposons l’Amber Ale, le Lager, le Weiss et le Pale Ale.

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