Protection Order : Raise Brave girls évoque des failles persistantes dans la protection des femmes
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
À Maurice, la question de l’efficacité des Protection Orders revient au cœur de l’actualité après de nouveaux cas de féminicides. L’association Raise Brave Girls tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme et appelle à un renforcement urgent des dispositifs de protection.
Lors d’une Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale ce mardi, la ministre de l’Égalité des genres a révélé que 7 des 10 Femmes tuées depuis janvier 2025 étaient détentrices d’un Protection Order. Un chiffre préoccupant qui met en évidence les limites du système actuel censé protéger les victimes de violences domestiques. Arianne Navarre Marie a egalement annonce que le Domestic Abuse Bill sera présenté au Parlement d’ici un mois.
Face à ce constat, Raise Brave Girls plaide pour une application plus rigoureuse de la loi, ainsi que pour l’introduction du féminicide dans la législation mauricienne. L’association estime que les mesures en place restent insuffisantes pour garantir la sécurité des femmes à risque.
Parmi ses recommandations, Brave Girls propose que la levée d’un Protection Order ne puisse se faire qu’après la réalisation d’un Social Enquiry Report par les autorités compétentes. L’objectif : évaluer de manière approfondie les risques encourus par la victime avant toute décision.
L’association insiste également sur la nécessité d’introduire le bracelet électronique pour les individus faisant l’objet d’un Protection Order, afin d’assurer un meilleur suivi et de renforcer la protection des victimes.
Enfin, Brave Girls appelle à l’amélioration de l’application L’Espwar, jugée encore trop limitée, afin de la rendre plus accessible et plus efficace pour les personnes en situation de danger.
Dans un contexte où les chiffres restent alarmants, l’association estime qu’il est impératif de passer d’un cadre légal existant à une protection réellement opérationnelle sur le terrain.