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Protection des consommateurs : pour une dalle non conforme, il demande à être remboursé

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Mehar, un habitant de Rivière-du-Rempart, avait demandé à une compagnie de construction de couler une dalle de 2100 m² de grade 25 (5 pouces) pour la somme de Rs 110 000. Il estime, toutefois, avoir été berné par ladite compagnie.

La dalle a été coulée en janvier 2014. « Puis, vers juin/juillet 2014, durant un nettoyage, j’ai découvert que la dalle commençait à craquer », explique Mehar. N’étant pas satisfait du travail entrepris par la compagnie de construction, il s’est rendu à la Mauritius Standards Bureau (MSB) pour une vérification de la dalle. « Les officiers de la MSB ont confirmé mes doutes. La dalle est, en effet, inférieure à ma demande, en l’occurrence le grade 25 (5 pouces). Deux échantillons ont été testés au laboratoire de la MSB. D’ailleurs, lors de la construction de ma maison, j’avais placé des fers d’une épaisseur de 10 mm justement pour renforcer une dalle de 5 pouces », explique-t-il. Pour étayer ses dires, Mehar a en sa possession une série de documents.

« La compagnie de construction n’a pas respecté ma demande et je me suis tourné vers elle pour consigner une plainte. Elle a envoyé des officiers sur place pour une nouvelle vérification et selon eux, le travail a été effectué comme je l’avais demandé. La compagnie m’a indiqué qu’ils vont colmater la dalle, mais je ne suis pas d’accord. La dalle est moins épaisse que la taille prévue, c’est-à-dire 5  pouces, et donc je souhaite que la compagnie me rembourse la différence, mais elle refuse », poursuit-il.

Amrita Gunesh de la Consumer Protection Unit (CPU) a été sollicitée. Elle explique qu’il y a une loi sous la Fair Trading Act, dédiée à la construction des bâtiments « et qu’il existe un moyen pour aider Mehar à résoudre son problème. »

La représentante de la CPU a demandé à Mehar d’enregistrer une plainte sur la hotline de la CPU 185 ou sur le 206 8070 et de venir la rencontrer avec les documents. « J’espère que ce cas sera réglé à l’amiable. Sinon, nous serons obligés d’aller en Cour si nécessaire », affirme-t-elle.

La rédaction a contacté la compagnie en question et un rendez-vous a été pris entre leur Operational Manager et Mehar.