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Propos contre les handicapés sur TikTok : Rubina Seetharamdoo encadrée par des médecins de l’hôpital psychiatrique

L’internaute, lors de son arrestation vendredi.

«Se enn konba ant le  bien  e le mal. » Explications fournies par Rubina Seetharamdoo, après son arrestation par la Cybercrime Unit du Central Criminal Investigation Department (CCID), dans la journée du vendredi 22 octobre. L’internaute, qui avait déjà eu des démêlés similaires avec la justice, était en liberté conditionnelle. Elle a expliqué avoir posté la vidéo avec de tels propos à cause de ses croyances spirituelles. Elle a d’emblée confirmé être l’auteure de la vidéo dénoncée et avoir publié le contenu sur le net.

Rubina Seetharamdoo, aussi connue comme Chachi Rubina sur les réseaux sociaux, a été admise à l’hôpital de Candos, dans la soirée du vendredi 22 octobre. Elle a été victime d’un malaise. La police y a placé des sentinelles, vu que l’internaute est en état d’arrestation.

Sa comparution devant la justice pour sa mise en accusation provisoire pour Breach of Information and Technologies Act (ICTA), a été reportée à la semaine prochaine. Soit après l’autorisation des médecins pour qu’elle quitte l’hôpital. Selon nos sources proches du milieu hospitalier, Rubina Seetharamdoo a été référée à des médecins de l’hôpital psychiatrique de Brown Sequard, samedi.

Le travailleur social Ali Jookhun, qui milite pour les droits des personnes autrement capables, la ministre de la Sécurité sociale, Fazila Daureeawoo-Jeewa, Ameegah Paul, une fille en situation de handicap, ainsi que Shakeel Madani, de Buzz Radio, ont porté plainte contre Chachi Rubina. Les propos tenus dans son vidéo-clip d’environ cinq minutes, sont qualifiés d’humiliants, de choquants et d’inacceptables par des personnes en situation de handicap. Les plaintes avaient été enregistrées au CCID, le mercredi 20 octobre, et l’arrestation de Rubina Seetharamdoo a eu lieu le vendredi 22 octobre.

Sur Radio Plus, la ministre Fazila Daureeawoo-Jeewa a condamné la démarche de l’internaute. « La dame a tenu une nouvelle fois des propos inacceptables à l’égard des personnes en situation de handicap. C’est une affaire très sérieuse. C’est la deuxième fois. Mon ministère a déjà déposé une plainte à la police. Mo dir ho e for ki nou pa pou toler bann konportman parey. On suit la situation de très près », a lancé la ministre de la Sécurité sociale.

Par ailleurs, des travailleurs sociaux réclament que ceux qui utilisent les réseaux sociaux à des fins similaires soient bannis. Est-ce possible ? Oui. C’est ce qu’a répondu l’inspecteur Robin Bundhoo, de la Cybercrime Unit. Il a expliqué que cette décision revient à une cour de justice.

Rappelons-le, Rubina Seetharamdoo avait été arrêtée par la Cybercrime Unit, le 2 juillet dernier, pour violation de l’ Information and Communication Technologies Act. On l’accusait d’avoir tenu des propos calomnieux contre les handicapés dans une vidéo sur TikTok. Cette internaute fait souvent le buzz sur les réseaux sociaux. 

 

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