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Projet hôtelier à Bel-Ombre : AKNL porte plainte contre le ministère de l’Environnement

Bel-Ombre

Arret kokin nou laplaz a fait une déclaration au poste de police de Bel-Ombre, contre le ministère de l’Environnement. Le collectif veut des éclaircissements sur les permis Environmental Impact Assessment octroyés à un promoteur à Beau-Champ. 

Le ministère de l’Environnement a-t-il ignoré l’existence de coastal wetlands à Beau-Champ ? Y-a-t-il connivence entre le ministère concerné et les promoteurs ? Telles sont quelques-unes des questions que se pose le collectif Arret kokin nou laplaz (AKNL). Une déposition a été logée au poste de police de Bel-Ombre pour faire la lumière sur cette situation, selon Vela Goundun, membre du collectif. 

« L’Environmentally Sensitive Area (ESA) Report 2009 mentionne clairement la présence de deux zones humides, libellées 84 et 85, dans la région de Bel-Ombre. Le collectif ne comprend pas comment des promoteurs ont obtenu leur permis EIA en août dernier. Pourtant, le site se trouve à proximité de ces zones humides. Les officiers de l’Environnement ont-ils visité les lieux avant l’octroi des permis », se demande AKNL. « Si tel est le cas, ils ont dû voir les zones humides », martèle Vela Goundun. Si malgré cela, le permis EIA a été accordé, cela signifie-t-il qu’il y a eu connivence entre le ministère de l’Environnement et les promoteurs ? »

Après cette plainte au poste de Bel-Ombre, AKNL envisage d’alerter la police de l’environnement et l’Independent Commission against Corruption (Icac). « Nous préparons un dossier que nous déposerons à la Commission anticorruption pour préciser les zones d’ombre relevées  », ajoute Vela Goundun. Pour lui, l’État débourse des fonds pour mener des études et préparer des rapports qui ne sont pas pris en considération par la suite.  

« Cette situation mérite une enquête, car les zones concernées sont sensibles. Sur quels critères s’est-on basé pour octroyer le permis », interroge-t-il. Vela Goundun espère que la police initiera une enquête et que le ministère de l’Environnement apportera des éclaircissements sur cette affaire. 

Pour le collectif, un risque de désastre écologique n’est pas à écarter dans cette région de Maurice. AKNL déplore que le ministère de l’Environnement ne fasse pas correctement son travail.