Economie

Production locale : 4 à 5 millions d’anthuriums attendus cette année

anthuriums

Environ 4 à 5 millions de boutons d’anthuriums sont attendus pour 2019, annonce Hiranee Gowreesunkur, Research Scientist au Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI). Ce qui permettra de repositionner Maurice parmi les principaux exportateurs d’anthuriums sur le marché mondial en augmentant le volume d’exportation. « Cela accroîtra nos revenus en devises et favorisera la culture d’anthuriums chez les producteurs floricoles locaux », avance notre interlocurteur. Et d’ajouter : « Il faut hausser la productivité par mètre carré et trouver un substrat alternatif à la bagasse. En outre, une étude de faisabilité sera réalisée pour comparer à la méthode standard de culture locale d’anthuriums. La durée du projet est de trois ans ».

À savoir que FAREI prévoit d’obtenir deux nouvelles variétés d’anthuriums, notamment Twilight et Starlight, cette année. On compte aussi les variétés Ozaki, Midori, Tropical, Angel, lcarus, Achilles, Nunzia, Calisto, Fantasia, Sunglow et Flame pour donner une nouvelle impulsion à la floriculture sur le sol mauricien.

Notons qu’il y 25 producteurs qui cultivent des fleurs à Maurice sur une superficie de 20 hectares. Ils produisent environ 8 à 10 millions de fleurs.


Bon à savoir

  • L’anthurium a été introduit à l’île Maurice à la fin du XIXe siècle par le groupe Mascareignes. Toutefois, la première production commerciale d’anthuriums a commencé en 1967.
  • Maurice était le deuxième pays producteur et exportateur d’anthuriums, après les Pays-Bas. Cependant, elle ne l’est plus à cause d’une concurrence féroce des autres pays.
  • Dans la conjoncture actuelle, Maurice exporte des anthuriums vers le Japon, le Canada et les États-Unis. Néanmoins, il y a une réelle opportunité sur le marché local, notamment dans le secteur du tourisme et de l’hospitalité.

Ces facteurs qui affectent l’exportation

  • Le fret est exorbitant.
  • Les bonnes variétés de fleurs sont difficiles à trouver.
  • La main-d’œuvre est rare et très coûteuse.
  • Le coût de l’infrastructure est élevé.

En chiffres

  • Le prix de l’anthurium varie entre Rs 15 et Rs 40 l’unité.
  • Pour une serre de 1000 mètres carrés dotée d’irrigation, il faut Rs 1 million d’investissements.
  • Issus de croisements, ces anthuriums ont chacune la capacité de produire 10 tiges par an.