Procès de Peter Wayne Roberts contre Anahita Residence : la juge Carole Green-Jokhoo appelée à se retirer
Par
Ledweena Ramasawmy-Mohun
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Ledweena Ramasawmy-Mohun
La juge Carole Green-Jokhoo a été appelée à se retirer du procès opposant Peter Wayne Roberts à Anahita Residence & Villas Limited (ARVL). Une demande en ce sens a été formulée ce mercredi 20 mai 2026 par les avocats de l’homme d’affaires, au motif qu’elle était déjà intervenue dans une procédure judiciaire liée au décès de Lee Ann Palmarozza en 2015.
Me Rishi Pursem, Senior Counsel, représentant le plaignant, a soutenu que la juge avait auparavant représenté l’État, le commissaire de police ainsi qu’un officier de la Major Crime Investigation Team (MCIT) dans une affaire entendue devant un juge en référés. Cette procédure concernait notamment la détention de Peter Wayne Roberts et l’enquête policière ouverte après la mort de Lee Ann Palmarozza. Pour la défense, cette implication passée soulève un problème d’impartialité. La juge Carole Green-Jokhoo fera connaître sa position sur cette demande vendredi.
Par ailleurs, interrogé par Me Maxime Sauzier, Senior Counsel d’ARVL, l’homme d’affaires est longuement revenu sur sa relation avec Lee Ann Palmarozza. « I met Lee Ann in 2011. From then, I fell more in love with her. We had a good relationship. She was the love of my life (…) » a-t-il déclaré devant la Cour. Il a toutefois reconnu qu’elle n’était pas la seule femme à avoir séjourné avec lui à Anahita.
Peter Wayne Roberts a aussi expliqué pourquoi il n’avait jamais mentionné, dans ses précédentes dépositions, leurs projets de mariage aux Maldives. Il affirme avoir été profondément traumatisé par les événements.
« I was in a state of shock. It triggers me to go through my past », a-t-il confié.
Dans cette action civile, il réclame 3 millions de dollars américains, soit environ Rs 136 millions, à ARVL pour rupture de contrat et préjudices allégués après le décès de Lee Ann Palmarozza en décembre 2014. Le corps de cette dernière avait été retrouvé dans la piscine du complexe hôtelier. Le plaignant soutient que le personnel n’avait apporté aucune assistance et que le dispositif de sécurité de l’établissement présentait de graves défaillances.