Prix élevés des médicaments : Tengur plaide pour l’importation parallèle
Par
Defimedia.info
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Se soigner coûte de plus en plus cher à Maurice.
Dans un pays où la quasi-totalité des médicaments est importée, les prix restent élevés, notamment en raison d’un marché très concentré et de systèmes de distribution exclusifs.
Résultat : pour de nombreux patients, en particulier ceux atteints de maladies chroniques, la facture devient insoutenable. Face à cette situation, une solution refait surface : l’importation parallèle des médicaments. Une option prônée par Suttyhudeo Tengur, président de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs (APEC), dans un communiqué publié ce matin.
À Maurice, plus de 95 % des médicaments sont importés. Cette forte dépendance expose directement les patients aux hausses des prix internationaux, aux variations du taux de change et aux coûts de transport.
Dans un contexte de vie chère, l’accès à des médicaments abordables devient un véritable enjeu de santé publique. Le marché pharmaceutique mauricien demeure, par ailleurs, fortement concentré.
Des accords de distribution exclusive permettent souvent à un seul importateur de fixer les prix de certains médicaments, notamment les médicaments de marque, selon l’APEC.
Résultat : une concurrence limitée et des tarifs parfois bien plus élevés que dans d’autres pays comparables.
Face à cette situation, l’importation parallèle apparaît comme une solution concrète et rapide. Elle consiste à autoriser l’importation de médicaments authentiques depuis d’autres marchés réglementés, où ils sont vendus à moindre coût.
L’expérience internationale est claire : cette concurrence encadrée permet des baisses de prix de 15 à 30 % sur certains traitements.
Une pratique déjà en vigueur dans plusieurs pays, qui pourrait contribuer à une baisse rapide des prix, sans compromettre la qualité ni la sécurité des soins.
Alors qu’une part importante des dépenses de santé est supportée directement par les ménages, l’urgence est bien réelle. L’importation parallèle ne constitue pas une déréglementation, mais un outil contrôlé, au service de l’équité et de l’intérêt général.