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Privée de son lump sum après 35 ans de service : sévère avertissement du ministère du Travail

Après 35 ans de service pour le compte d’une entreprise opérant dans le Sud, Badulla Bibi Razia, qui a atteint ses 60 ans, a décidé de faire valoir son droit à la retraite. À la date butoir, elle a réclamé son lump sum d’un montant approximatif de Rs 180 000, mais elle a eu le choc de sa vie…

C’est en janvier 2018 que Badulla Bibi Razia avait adressé une lettre à la direction pour avertir qu’elle prendrait sa retraite au mois de décembre 2018. Elle était persuadée que les choses allaient se dérouler pour le mieux, mais tel n’a pas été le cas. En effet, quand elle a demandé son lump sum à son employeur, ce dernier lui a expliqué qu’il n’y avait pas d’argent et a fait appel à sa patience. C’est ce qu’elle a fait, mais l’attente se révéla bien plus longue que prévu. À chacune de ses visites au bureau de son ex-employeur, ce dernier lui disait : « Plus tard, plus tard ». Ensuite, le ton va changer et le directeur finira par lui avouer que l’entreprise était sur le point de fermer et qu’il ne sera pas en mesure de lui verser son argent.  

Bibi Razia comptait beaucoup sur cet argent pour aider ses deux enfants. L’un, qui est aveugle et âgé de 30 ans, est père de deux enfants, tandis que sa fille est malvoyante. 

Le recours au tribunal industriel

Bibi Razia n’a eu d’autre choix que de porter l’affaire devant le bureau du Travail. L’employeur a été convié à une réunion et a répondu présent, mais a dit qu’il n’est pas en mesure de payer. C’est en de telles circonstances que le bureau du Travail a porté l’affaire devant le tribunal industriel. 

Mariahven Caremben, Technical Adviser, en tant que porte-parole du ministère, a mis l’accent sur le renforcement des dispositions de la loi garantissant aujourd’hui une plus grande protection aux travailleurs. Il a souligné qu’aucun employeur n’a le droit de priver un travailleur ayant atteint l’âge de la retraite de son lump sum. Ce faisant, il se rend coupable d’une infraction et s’expose à la saisie de ses biens personnels à la suite d’une plainte cau civil. Parlant par expérience, il a admis qu’une procédure judiciaire risque de prendre du temps et a avancé qu’en dehors de la cour, une solution à l’amiable peut être recherchée à travers le dialogue.

La rédaction n’a pas été en mesure d’avoir une réaction de la compagnie.

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