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Principales demandes des syndicats : pour un montant variant entre Rs 1 000 et Rs 2 000 

Les syndicalistes sont unanimes : il faut rétablir le pouvoir d’achat des consommateurs.

En marge de la réunion du comité tripartite en vue de l’octroi de la compensation salariale annuelle, le Défi Quotidien vous propose un  résumé des propositions faites par les syndicats. 

Mauritius Labour Congress : Pour le maintien de l’allocation mensuelle de Rs 1 000 

  • Une compensation salariale de Rs 1 000 à Rs 1500 tant pour les salariés que pour les pensionnaires.
  • Que l’allocation mensuelle de Rs 1 000 aux salariés touchant jusqu’à Rs 50 000 soit maintenue. 

Les raisons 

  • Forte hausse de l’inflation.
  • Dépréciation continue de la roupie mauricienne vis-à-vis des devises étrangères.
  • Forte augmentation des prix des produits de base depuis le remplacement des subsides  par le « maximum margin mark-up ».

Federation of Parastatal Bodies & Other Unions : Salariés et pensionnaires doivent être compensés  

  • Une compensation salariale de Rs 1 500 à Rs 2 000 à tous les salariés indistinctement aussi bien qu’aux pensionnaires.

Les raisons

  • Forte poussée inflationniste et perte considérable du pouvoir d’achat. Une situation qui s’est nettement détériorée avec la suppression des subsides sur les commodités de base et les hausses successives des produits pétroliers. 

General Workers Federation : Se baser sur le salaire réel

La General Workers Federation souhaite attendre le taux officiel de l’inflation, ce mercredi, avant de se prononcer. Son président, Clency Bibi, justifie cette décision par le fait qu’il préfère connaitre le taux officiel de l’inflation afin de venir avec une proposition qui est en ligne avec la réalité du jour.

Il explique que plusieurs autres facteurs doivent aussi être prises en considération, dont :

  • L’endettement des familles.
  • La hausse du Repo Rate et son impact sur les emprunts bancaires effectués par les salariés pour les besoins de constructions.
  • La perte du pouvoir d’achat.
  • La reprise économique.

Toutefois, Clency Bibi insiste fermement que l’allocation de Rs 1 000 accordée aux salariés touchant jusqu’à Rs 50 000 par mois pour leur permettre de faire face à la poussée inflationniste, ne doit pas être prise en considération lors des négociations tripartites. Il estime que la compensation salariale doit se baser sur le salaire réel. Soulignons que dans l’émission  de « Au coeur de l’info », lundi dernier, le syndicaliste Ashok Subron, principal négociateur de la General Workers Federation (GWF), a parlé des différentes options pour calculer le taux de la compensation. Il est arrivé à la conclusion qu’elle devrait se situer entre Rs 1 600 et Rs 3 190, selon la réalité des chiffres. 

All Civil Service Employees Association : Pour une compensation uniforme 

  • L’octroi d’une compensation uniforme de Rs 1 800 à tous les salariés indistinctement.
  • La hausse de la pension de vieillesse à Rs 13 500, comme promise par le gouvernement, dans les plus brefs délais.

Ces autres mesures d’accompagnement

  • Renforcement du mécanisme du contrôle des prix pour prévenir des abus dans le commerce.
  • La régionalisation des bureaux de l’inspectorat des prix pour assurer un meilleur service au public.
  • Suppression de la TVA sur des produits de première nécessité et l’imposition d’un profit « margin mark-up » sur ceux considérés comme non essentiels, mais grandement utilisés par les consommateurs. 
  • L’imposition d’un contrôle des prix sur des médicaments qui sont vendus dans les pharmacies privées.

Confédération des Travailleurs du Secteur Privé : Rs 1 318 à tous les salariés 

  • L’octroi d’une compensation salariale uniforme de Rs 1 318 à tous les salariés.
  • Que le Wage Support Scheme soit porté à Rs 1 500 dans le budget 2023-2024 et qu’il soit étendu à juin 2024.
  • Que le plafond pour être éligible au Negative Income Tax soit porté à Rs 28 000, sur le total des revenus d’une famille.
  • L’octroi d’un«  soft loan » aux compagnies qui font face à des difficultés financières afin qu’elle puisse payer la compensation salariale. 

State Employees Federation : Protéger les petites bourses 

Pour le président de la State Employees Federation, Radhakrishna Sadien, qu’importe le montant de la compensation salariale, le gouvernement devra aussi prendre des mesures supplémentaires pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Il déplore que l’octroi de la compensation salariale emporte dans son sillage, chaque année, une hausse des prix dans le commerce et que, finalement, les consommateurs de la classe moyenne inférieure retournent à la case départ. 

À cet effet, pour protéger les petites bourses, il propose que parallèlement à l’octroi de la compensation salariale, le gouvernement renforce l’équipe de l’inspectorat de la Consumer Affairs Unit pour assurer un meilleur contrôle des prix dans le commerce. « On ne peut avoir qu’une vingtaine d’inspecteurs pour contrôler la totalité des grandes surfaces et  les petits commerces du pays », dit-il.

Ses autres demandes sont :

  • La réintroduction des subventions sur un certain nombre de commodités de base pour aider surtout les consommateurs se trouvant au plus bas de l’échelle salariale à faire face à la poussée inflationniste.
  • Un contrôle rigoureux sur la qualité des produits qui sont mis en vente dans le commerce. 

Textile Manufacturing & Allied Unions : Pour une hausse substantielle du salaire minimum

Le président de ce syndicat, Faizal Ally Beegun reconnaît, certes, que l’octroi d’une compensation salariale est nécessaire, car les travailleurs souffrent d’une importante perte de leur pouvoir d’achat face à la hausse vertigineuse de l’inflation. Toutefois, il trouve plus important que les dirigeants syndicaux se battent pour une hausse substantielle du salaire minimum, car les gens ne peuvent plus vivre avec un salaire qui tourne autour de Rs 11 000 par mois.  Il estime qu’un salarié doit  avoir un salaire  minimum  de Rs 19 000 à Rs 25 000 pour pouvoir mener une vie décente. 

 

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