Principales demandes des syndicats : pour un montant variant entre Rs 1 000 et Rs 2 000
Par
Mario Boutia
Par
Mario Boutia
En marge de la réunion du comité tripartite en vue de l’octroi de la compensation salariale annuelle, le Défi Quotidien vous propose un résumé des propositions faites par les syndicats.
Mauritius Labour Congress : Pour le maintien de l’allocation mensuelle de Rs 1 000
Les raisons
Federation of Parastatal Bodies & Other Unions : Salariés et pensionnaires doivent être compensés
Les raisons
General Workers Federation : Se baser sur le salaire réel
La General Workers Federation souhaite attendre le taux officiel de l’inflation, ce mercredi, avant de se prononcer. Son président, Clency Bibi, justifie cette décision par le fait qu’il préfère connaitre le taux officiel de l’inflation afin de venir avec une proposition qui est en ligne avec la réalité du jour.
Il explique que plusieurs autres facteurs doivent aussi être prises en considération, dont :
Toutefois, Clency Bibi insiste fermement que l’allocation de Rs 1 000 accordée aux salariés touchant jusqu’à Rs 50 000 par mois pour leur permettre de faire face à la poussée inflationniste, ne doit pas être prise en considération lors des négociations tripartites. Il estime que la compensation salariale doit se baser sur le salaire réel. Soulignons que dans l’émission de « Au coeur de l’info », lundi dernier, le syndicaliste Ashok Subron, principal négociateur de la General Workers Federation (GWF), a parlé des différentes options pour calculer le taux de la compensation. Il est arrivé à la conclusion qu’elle devrait se situer entre Rs 1 600 et Rs 3 190, selon la réalité des chiffres.
All Civil Service Employees Association : Pour une compensation uniforme
Ces autres mesures d’accompagnement
Confédération des Travailleurs du Secteur Privé : Rs 1 318 à tous les salariés
State Employees Federation : Protéger les petites bourses
Pour le président de la State Employees Federation, Radhakrishna Sadien, qu’importe le montant de la compensation salariale, le gouvernement devra aussi prendre des mesures supplémentaires pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Il déplore que l’octroi de la compensation salariale emporte dans son sillage, chaque année, une hausse des prix dans le commerce et que, finalement, les consommateurs de la classe moyenne inférieure retournent à la case départ.
À cet effet, pour protéger les petites bourses, il propose que parallèlement à l’octroi de la compensation salariale, le gouvernement renforce l’équipe de l’inspectorat de la Consumer Affairs Unit pour assurer un meilleur contrôle des prix dans le commerce. « On ne peut avoir qu’une vingtaine d’inspecteurs pour contrôler la totalité des grandes surfaces et les petits commerces du pays », dit-il.
Ses autres demandes sont :
Textile Manufacturing & Allied Unions : Pour une hausse substantielle du salaire minimum
Le président de ce syndicat, Faizal Ally Beegun reconnaît, certes, que l’octroi d’une compensation salariale est nécessaire, car les travailleurs souffrent d’une importante perte de leur pouvoir d’achat face à la hausse vertigineuse de l’inflation. Toutefois, il trouve plus important que les dirigeants syndicaux se battent pour une hausse substantielle du salaire minimum, car les gens ne peuvent plus vivre avec un salaire qui tourne autour de Rs 11 000 par mois. Il estime qu’un salarié doit avoir un salaire minimum de Rs 19 000 à Rs 25 000 pour pouvoir mener une vie décente.