Prévisions de la Banque mondiale : une croissance limitée à 2,5 % et une dette de 90,6 % du PIB cette année
Par
Christina Vilbrin
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Christina Vilbrin
La Banque mondiale livre ses projections pour Maurice. La croissance ralentira à 2,5 % en 2026 tandis que la dette publique grimpera à 90,6 % du PIB. Le pays est aussi cité comme un exemple d’adaptation dans le domaine du textile.
Lorsque l’accord multifibres a expiré en 2005, supprimant l’accès préférentiel au marché qui avait structuré le secteur textile mauricien, le gouvernement a opté pour une suppression progressive et contrôlée plutôt qu’une protection prolongée. « Un programme d’ajustement de cinq ans a fourni un soutien à la transition rattachée à la reconversion des travailleurs et à la diversification des entreprises vers des vêtements à plus forte valeur ajoutée et des textiles techniques, mais a explicitement exclu du maintien des subventions aux entreprises ne respectant pas les critères de productivité », observe la Banque mondiale. Un autre constat : l’emploi dans le secteur textile est passé de 90 000 à environ 40 000 personnes, mais les entreprises qui ont survécu ont augmenté leur production par travailleur de 68 % de 2005 à 2015. « La sortie disciplinée des entreprises à faible productivité, bien que politiquement coûteuse, a empêché le secteur de devenir une enclave protégée de manière permanente », fait ressortir la Banque mondiale.