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Prévisions de la Banque mondiale : une croissance limitée à 2,5 % et une dette de 90,6 % du PIB cette année

Par Christina Vilbrin
Publié le: 15 avril 2026 à 14:40
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economie

La Banque mondiale livre ses projections pour Maurice. La croissance ralentira à 2,5 % en 2026 tandis que la dette publique grimpera à 90,6 % du PIB. Le pays est aussi cité comme un exemple d’adaptation dans le domaine du textile. 

Textile : une suppression progressive et contrôlée des préférences 

Lorsque l’accord multifibres a expiré en 2005, supprimant l’accès préférentiel au marché qui avait structuré le secteur textile mauricien, le gouvernement a opté pour une suppression progressive et contrôlée plutôt qu’une protection prolongée. « Un programme d’ajustement de cinq ans a fourni un soutien à la transition rattachée à la reconversion des travailleurs et à la diversification des entreprises vers des vêtements à plus forte valeur ajoutée et des textiles techniques, mais a explicitement exclu du maintien des subventions aux entreprises ne respectant pas les critères de productivité », observe la Banque mondiale. Un autre constat : l’emploi dans le secteur textile est passé de 90 000 à environ 40 000 personnes, mais les entreprises qui ont survécu ont augmenté leur production par travailleur de 68 % de 2005 à 2015. « La sortie disciplinée des entreprises à faible productivité, bien que politiquement coûteuse, a empêché le secteur de devenir une enclave protégée de manière permanente », fait ressortir la Banque mondiale. 

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croissance

Extraits du rapport dans lequel Maurice est cité 

  • « Les pays présentant les écarts les plus faibles entre les politiques et les résultats sont Maurice dans les secteurs du textile et des services financiers, le Rwanda dans l’horticulture et les services aux entreprises, et le Kenya dans les fleurs coupées et l’horticulture. »  
  • « La hausse des cours et les perturbations de l’offre sur les marchés pétroliers mondiaux accroissent également les risques de pénuries de carburant dans les économies africaines. Plusieurs pays ont déjà réagi en ajustant leurs politiques nationales, avec notamment la hausse des prix des carburants (Nigeria et Afrique du Sud), le recours à des subventions pour protéger les consommateurs (Éthiopie) ou l’adoption de mesures d’économie d’énergie comme des restrictions sur les usages non essentiels (Maurice) et le rationnement du carburant (Soudan). » 
  • « Au Bangladesh, en République dominicaine, à Maurice, au Maroc et au Vietnam, les zones économiques spéciales ont favorisé la diversification de l’industrie manufacturière et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Dans chaque cas, la zone s’inscrivait dans une gamme délibérée d’investissements complémentaires, comprenant des infrastructures de transport, la facilitation des échanges, des compétences de la main-d’œuvre et des services aux investisseurs… »
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