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Présumée victime d’un réseau de prostitution - Interceptée à l’aéroport : une Paraguayenne dénonce un proxénète sud-africain

Par Nasif Joomratty
Publié le: 20 July 2026 à 12:30
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paraguayenne
La Paraguayenne a été prise en charge par les autorités.

Une ressortissante paraguayenne âgée de 25 ans est au cœur d’une enquête après avoir affirmé qu’elle avait été envoyée à Maurice dans le but de se prostituer. Son récit, recueilli après son interception à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, a conduit les enquêteurs à privilégier la piste d’un réseau organisé de traite d’êtres humains opérant entre l’Afrique du Sud et Maurice.

Les faits remontent au lundi 13 juillet 2026. Des éléments de la Customs Anti-Narcotics Section (CANS) l’ont interceptée à l’arrivée du vol MK 852 en provenance de Johannesburg. Au Green Channel, la voyageuse explique être venue passer quatre jours de vacances dans un hôtel dans l’Est et présente sa réservation sur son téléphone portable. Elle déclare être en possession de 5 280 rands et de USD 400.

Les explications fournies ne convainquent toutefois pas les douaniers. Ses bagages sont fouillés et un body scan est effectué avec son consentement. Aucune drogue ni aucun objet compromettant ne sont découverts.

Lors de son interrogatoire, la voyageuse affirme qu’elle séjournait depuis une quarantaine de jours en Afrique du Sud, chez son petit ami, un médecin. Elle précise que son père aurait financé son billet d’avion. Invitée à présenter son billet de retour, elle n’a pu produire le document. Les vérifications de son passeport démontrent de récents déplacements en Afrique du Sud, en Angola et en Tanzanie, entre autres.

Des révélations qui orientent l’enquête

Face aux incohérences relevées, la jeune femme est soumise à un nouvel entretien en présence d’une policière de la brigade antidrogue. C’est au cours de cette audition qu’elle finit par livrer une tout autre version des faits.

Selon sa déposition, elle connaît un homme surnommé « Richman », basé en Afrique du Sud, qui l’aurait recrutée pour se prostituer. Elle affirme avoir déjà exercé la prostitution sous son contrôle en Afrique du Sud et avoir été envoyée à Maurice dans le même but. Elle précise qu’elle ne souhaite plus se livrer à cette activité et dit avoir accepté le voyage par peur. Selon elle, elle ne connaissait aucun contact local et devait simplement attendre d’être approchée après son installation à l’hôtel.

Les vérifications effectuées ont permis de relever une adresse électronique contenant le nom « Richman », ainsi qu’un numéro de téléphone associé au dossier de voyage. Ces éléments ont été transmis à la police de l’aéroport, qui a alors pris le relais. La jeune Paraguayenne a indiqué qu’elle fournirait d’autres détails ultérieurement. Depuis, elle a été placée dans un lieu sécurisé.

L’enquête se poursuit afin d’identifier le dénommé « Richman » et d’établir l’existence d’éventuels complices à Maurice. La police privilégie la thèse d’un réseau international de traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle.

Me Taij Dabycharun : « Ce sera une enquête très complexe »

Sollicité pour une analyse juridique de cette affaire, Me Taij Dabycharun estime que les enquêteurs seront confrontés à « une enquête très complexe ». Selon lui, les investigations nécessiteront une coopération internationale ainsi qu’une exploitation approfondie des preuves numériques, sans compter les mesures de protection qui devront être accordées à la jeune femme.
Selon l’avocat, il faut avant tout vérifier la véracité des déclarations de la Paraguayenne. Par la suite, chacun des éléments recueillis devra être confirmé. Si les allégations impliquent des Mauriciens, la police locale devra rechercher des preuves indépendantes afin de les corroborer.

D’après Me Dabycharun, les autorités étrangères, notamment celles d’Afrique du Sud, pourraient également mener une enquête parallèle afin de vérifier les déclarations de l’étrangère. Il est possible que Maurice et l’Afrique du Sud conduisent des procédures distinctes si des infractions ont été commises sur leurs territoires respectifs.

Autre possibilité : les autorités mauriciennes pourraient solliciter l’entraide judiciaire des autorités sud-africaines. Si un suspect fait l’objet d’un mandat d’arrêt et se trouve dans l’autre pays, une procédure d’extradition pourrait être engagée, sous réserve des accords en vigueur entre les deux États.

Me Taij Dabycharun : « Ce sera une enquête très complexe »

Sollicité pour une analyse juridique de cette affaire, Me Taij Dabycharun estime que les enquêteurs seront confrontés à « une enquête très complexe ». Selon lui, les investigations nécessiteront une coopération internationale ainsi qu’une exploitation approfondie des preuves numériques, sans compter les mesures de protection qui devront être accordées à la jeune femme.

Selon l’avocat, il faut avant tout vérifier la véracité des déclarations de la Paraguayenne. Par la suite, chacun des éléments recueillis devra être confirmé. Si les allégations impliquent des Mauriciens, la police locale devra rechercher des preuves indépendantes afin de les corroborer.

D’après Me Dabycharun, les autorités étrangères, notamment celles d’Afrique du Sud, pourraient également mener une enquête parallèle afin de vérifier les déclarations de l’étrangère. Il est possible que Maurice et l’Afrique du Sud conduisent des procédures distinctes si des infractions ont été commises sur leurs territoires respectifs.

Autre possibilité : les autorités mauriciennes pourraient solliciter l’entraide judiciaire des autorités sud-africaines. Si un suspect fait l’objet d’un mandat d’arrêt et se trouve dans l’autre pays, une procédure d’extradition pourrait être engagée, sous réserve des accords en vigueur entre les deux États.

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