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Présidence : les nouveaux locataires du Réduit s’installent 

Après la cérémonie, Pradeep Roopun et Eddy Boissézon ont tenu un point de presse.

Le nouveau locataire du château de Réduit est Pradeep Roopun. L’ancien ministre des Arts et de la Culture accède au poste de président de la République. Le vice-président sera Eddy Boissézon. Ils ont tous deux prêté serment lundi.

La State House était en ébullition le lundi 2 décembre 2019. Le nouveau président de la République Pradeep Roopun et le vice-président Eddy Boissézon ont prêté serment. Parade de la police, orchestre de la police, hauts fonctionnaires, ministres, députés, ambassadeurs, hauts gradés de la police, conseillers et familles des principaux concernés étaient présents à la cérémonie. 

Eddy Boissézon est arrivé en premier, à 16 h 10, suivi d’Ivan Collendavelloo, de Pradeep Roopun et du Premier ministre Pravind Jugnauth. Les anciens présidents de la République sir Anerood Jugnauth, Kailash Purryag et Barlen Vyapoory étaient assis dans la salle. Cassam Uteem est arrivé légèrement en retard. 

À l’issue de la cérémonie qui a duré 15 minutes, Pradeep Roopun et Eddy Boissézon ont tenu un point de presse. Le nouveau chef de l’État s’est dit honoré d’être le 7e président de la République. « Je répondrai aux attentes des Mauriciens… Je travaillerai avec tout le sérieux possible pour promouvoir la démocratie et l’unité nationale », a-t-il précisé. Il a ensuite remercié Pravind Jugnauth et le Conseil des ministres. Il a souligné qu’il accomplira ses tâches avec humilité. Interrogé sur la contestation de sa nomination par l’opposition, il a affirmé qu’il ne souhaitait pas entrer dans la polémique. 

Eddy Boissézon a, pour sa part, déclaré que c’est le début d’un nouveau chapitre pour lui. « J’espère que je serai à la hauteur de la confiance que le gouvernement a placée en moi », a-t-il dit. Il a ajouté qu’il communiquera ses idées au président et qu’il remplira les missions qui lui seront confiées. Il a toutefois précisé qu’il restera loin de la politique. Il a d’ailleurs soumis sa démission lundi matin au leader du Muvman Liberater, Ivan Collendavelloo.


Pravind Jugnauth : «Bérenger so memwar pe ale»

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Lors de la cérémonie de prestation de serment, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a vilipendé le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger. « Parti travailliste ek Parti mauricien social-démocrate (PMSD) inn prezan. Se zis MMM ki absan. MMM pa satisfe. Bérenger mo krwar pena memwar ou bien so memwar vremem pe ale. Li pe dir bann party man ? Be Swaley Kasenally ki li ti ete li ? Li pa ti dan MMM ? Li pa ti minis MMM ? Cassam Uteem ki li ti ete ? Li pa ti dan MMM ? Li pa ti nome prezidan par laswit ? Kan an 2014 Bérenger ti avek Ramgoolam, li ti pe rod prezant li kom prezidan. Pa ti party man sa ? Bérenger li pa rapel yer ki li finn fer, li pe get zordi seki li pe trouve pa bon », fustige le Pravind Jugnauth.

Il a ensuite répondu aux critiques sur les vacances parlementaires. « Ant zordi ek zanvie, ki Bérenger ankor ti anvi ? Ki nou met parlman la dan desam ki nou pou al debat… Mo krwar ki li bizin al get li inpe… Kan parlman ti pe sieze, zot ti pe dir parlman siez tro souvan, pa pe gagn letan. Bérenger inn vinn seki li ete. Mo les li sombre. Li pa aksepte nanie li. Ziska dan lopozision ousi li pa akscepte mem. Les lopozision deal ek li », a ajouté le chef du gouvernement. Il a ensuite précisé que lui faisait son travail consciencieusement. « Nou pe travay lor nou diskour-programm. Travay pou kontigne », a-t-il conclu. 


Le PM a quitté le pays lundi soir 

Le Premier ministre, qui a quitté le pays dans la soirée du lundi 2 décembre 2019, a confirmé que son voyage en Inde n’a rien à voir avec l’invitation du Premier ministre Narendra Modi. « Li enn vizit prive. Mo pou fer enn visite ofisiel apre. Nou pe prepar sa vizit la », a-t-il souligné. Pravind Jugnauth a expliqué que sa première visite officielle sera consacrée à Rodrigues : « Mo touzour ena enn konsiderasion spesial pou Rodrigues. Mo finn touzour fer mwa enn devwar ki mo premie vizit ofisiel se a Rodrigues. »


Ivan Collendavelloo : «Veritab problem se Bérenger li mem»

Le leader du Muvman Liberater a été très critique envers Paul Bérenger après les propos tenus par ce dernier lors d’un point de presse après le vote au Parlement de la motion visant à élire le président de la République et le vice-président. « Mo trouv regretab bann parol ki Paul Bérenger inn koze lor Eddy Boissézon. Li kone Eddy inn sakrifie li 35 banane so lavi pou li. Mo trouv sa infekt ki enn dimounn avek tou sa lexperians-la al koz bann koze osi dezagreab », a martelé Ivan Collendavelloo, ajoutant que « veritab problem se Bérenger li mem ». Le Premier ministre adjoint a aussi félicité l’ancien membre de son parti et nouveau vice-président de la République. « Eddy se enn kamarad danfans. Nounn travay ansam dan MMM. Mo salie eleksion Pradeep Roopun ek Eddy Boissezon. » 


Potins

La cérémonie a débuté sans… Pradeep Roopun

Scène très cocasse lors de la cérémonie de prestation de serment. Tout le monde était déjà installé dans la grande salle de la State House. On n’attendait plus que l’arrivée du nouveau président de la République pour débuter. Mais alors que Pradeep Roopun descendait de son véhicule officiel, on a lancé l’hymne national. Le nouveau chef de l’État et ses gardes du corps ont dû attendre devant la portière de la voiture que l’hymne national se termine. 

Présence remarquée d’Arvin Boolell 

Le leader de l’opposition Arvin Boolell était le seul membre de l’opposition à avoir fait le déplacement à la cérémonie de prestation de serment. À la fin, Pravind Jugnauth et lui ont eu une longue discussion sous la véranda de la State House au milieu de nombreux invités. Cassam Uteem et Kailash Purryag, deux anciens présidents de la République, étaient eux aussi présents à la cérémonie.


Ambiance bon enfant à l’Assemblée nationale 

Le vote pour élire le président de la République et le vice-Président s’est déroulé dans une ambiance plutôt bon enfant lundi matin à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a prit la parole. La séance, qui a débuté à 11 h 31, peu après l’hymne national, a pris fin une vingtaine de minutes plus tard. Le vote a commencé à 11 h 43. Les parlementaires du gouvernement ont tous voté en faveur de la motion du Premier ministre. Les députés de l’opposition n’ont, quant à eux, pas participé au vote. La session a pris fin à 11 h 54. Le Premier ministre a annoncé que les travaux seraient ajournés au 24 janvier 2020. Les parlementaires ont tour à tour pris le chemin menant à la salle du trône pour une collation. 


Pradeep Roopun : consécration d’un fidèle parmi les fidèles 

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Pradeep Roopun en compagnie de son épouse et de leurs trois filles.

La loyauté en politique paie. Pradeep Roopun en est la preuve. Engagé en politique depuis le début des années ‘90, il n’a jamais quitté le Mouvement socialiste militant (MSM). C’est probablement l’un des facteurs pris en compte par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour finaliser son choix. 
La première participation active en politique de Pradeep Roopun, alors avoué, remonte aux élections générales de 1995. Il se porte candidat dans la circonscription La Caverne/Phœnix. Le MSM s’y fait battre à plate couture par un 60-0 face au tandem PTr/MMM. 

Cinq ans plus tard, il pose ses valises au no 14 (Savanne/Rivière-Noire). Cela lui permet de devenir député. Il est même nommé Deputy Chief Whip. Le 9 février 2005, soit quelques mois avant les élections générales, il devient ministre des Administrations régionales. 

Aux élections du 3 juillet 2005, il mord la poussière à Grand-Baie/Poudre d’Or où il termine à la sixième position. Mais en 2010, il revient à l’Assemblée nationale après avoir été élu à Flacq/Bon-Accueil. Il occupe alors les fonctions de Deputy Speaker jusqu’à la cassure de 2011 où il suit fidèlement son leader, Pravind Jugnauth, dans l’opposition. En 2014, il est de nouveau candidat à Flacq/Bon-Accueil. Il sera nommé ministre de l’Intégration sociale avant de devenir ministre des Arts et de la Culture. 

Mais au scrutin de novembre 2019, Pravind Jugnauth ne trouve pas de place pour lui dans sa liste de candidats. Homme sans histoires, Pradeep Roopun accède cette fois au poste de président de la République l’année de ses 60 ans.


Humilité, le maître-mot 

Les trois filles de Pradeep Roopun : Jyotsna, Adishta et Divya se disent ravies. C’est samedi qu’elles ont appris que leur père allait être président de la République. Adishta le décrit comme quelqu’un qui a les pieds sur terre et qui est humble. Elle affirme que c’est lui qui leur a enseigné à rester humbles. Elle explique qu’il a fait ses preuves comme légiste, député, ministre et père de famille.


Eddy Boissézon : une émergence sur le tard

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Eddy Boissézon entouré de ses proches.

Eddy Boissézon est un vieux routier en politique. Ironiquement, sa carrière décolle vraiment lorsqu’il fonde, avec Ivan Collendavelloo, le Muvman Liberater (ML) en 2014. L’association de ce parti politique avec le Mouvement socialiste militant (MSM) lui permettra de devenir député pour la seconde fois de sa carrière, mais aussi et surtout de devenir ministre. D’abord Parliamentary Private Secretary, il sera nommé ministre de la Fonction publique le 24 janvier 2017. 

S’il est au départ absent de la liste des candidats aux élections de 2019, il est par la suite repêché face à la pression exercée par son parti. Il est envoyé au no 17 (Curepipe/Midlands) où il termine à la sixième position.

Avant d’être secrétaire-général du ML, Eddy Boissezon a fait toute sa carrière politique au MMM. De 1991 à 1996, il est élu conseiller municipal de Vacoas/Phœnix, ville dont il sera l’adjoint au maire entre 1991 et 1993. En 1995, Paul Bérenger lui confie un ticket à Mahébourg/Plaine-Magnien (no 12). Le succès est au rendez-vous, car il termine à la seconde position. 

Cinq ans plus tard, pas d’investiture. Mais avec la victoire de l’alliance MSM/MMM, il prend la présidence de la State Property Development Co. Ltd et celle de la Mauritius Ports Authority. À partir de 2005, il disparaît complètement du radar, jusqu’à la création du ML. Durant sa carrière professionnelle, il a été Human Resource Manager chez Scott & Co, avant d’être directeur-général d’Atics, société de gestion des déchets.


Nominations : sept présidents en 27 ans de République 

En trois décennies en tant que République, Maurice a connu sept présidents. Le premier a été sir Veerasamy Ringadoo. Nommé gouverneur-général de Maurice le 17 janvier 1986, il restera à ce poste jusqu’à son abolition le 12 mars 1992, date qui coïncide avec l’accession de Maurice au statut de République. Il servira alors comme président pendant quatre mois pour démissionner, laissant la place à Cassam Uteem. 

C’est ce dernier qui aura servi le plus longtemps comme chef de l’État. Il restera à ce poste pendant neuf ans et 230 jours. Cassam Uteem n’ira pas jusqu’à la fin de son second mandat. Il refuse de donner son accord à la Prevention of Terrorism Act et démissionne. 

Le second à tenir le plus longtemps au château du Réduit est SAJ. Il y restera huit ans et 176 jours. Devenu président à la suite d’un accord avec Paul Bérenger, il sera reconduit cinq ans plus tard sur une motion en ce sens de Navin Ramgoolam, alors Premier ministre.

SAJ décide cependant de claquer la porte du Réduit pour redescendre dans l’arène politique, dans le cadre d’une alliance entre le MSM et le MMM. Il redeviendra Premier ministre deux ans et demi plus tard. Karl Offmann est, lui, resté en poste pendant un an et 218 jours. Il a fait la transition entre Cassam Uteem et SAJ. Puis il y a eu Kailash Purryag du PTr du 21 juillet 2012 au 29 mai 2015 jusqu’à l’arrivée d’Ameenah Gurib-Fakim le 5 juin 2015. Barlen Vyapoory a assuré le plus long intérim au poste de président de la République. Il a été président par intérim pendant un an et 248 jours.

Sir Veerasamy Ringadoo 12 mars 1992 30 juin 1992 PTr
Cassam Uteem 30 juin 1992 1er février 2002 MMM
Karl Offmann 25 février 2002 1er octobre 2003 MSM
Sir Anerood Jugnauth 7 octobre 2003 31 mars 2012 MSM
Kailash Purryag 21 juillet 2012 29 mai 2015 PTr
Ameenah Gurib-Fakim 5 juin 2015 23 mars 2018 Aucune
Pradeep Roopun 2 décembre 2019 MSM

Au cœur de l’Info sur RadioPlus : l’élection du chef de l’État en question

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Cassam Uteem arrivant au Réduit pour la cérémonie officielle.

« Il serait souhaitable de revoir les procédures concernant le choix du chef de l’État  ». Déclaration de l’ancien président de la République, Cassam Uteem, après la prestation de serment du nouveau président de la République Pradeep Roopun et de son adjoint, Eddy Boissezon, lundi. Il intervenait lors de l’émission ‘Au cœur de l’info’ animée par Ruth Rajaysur et Patrick Hilbert sur RadioPlus.

Cassam Uteem affirme qu’il est contre l’élection d’un président par suffrage universel. Il déclare que cela risque de créer des problèmes au niveau de la direction du pays, puisque le Premier ministre est aussi élu après le choix du peuple.  Le constitutionaliste Milan Meertarbhan a lui dénoncé les nominations politiques concernant le choix des nouveaux occupants du Château du Réduit. Il est important, selon lui, de revoir les modalités d’élection du chef de l’État de la République de Maurice. Il affirme être en faveur d’une élection par suffrage universel.

Du côté du gouvernement, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Yogida Sawmynaden, avance qu’il n’y a aucune raison de créer des polémiques autour des choix de Pradeep Roopun et d’Eddy Boissezon. « Ce sont des Mauriciens qui ont fait leurs preuves dans le passé », dit-il. Il affirme qu’il n’y a pas eu de nominations politiques et ajoute que le choix a toujours été la prérogative du Premier ministre. « Rien n’a changé », précise-t-il.


Barlen Vyapooree : «Je pense qu’ils vont bien faire»

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Barlen Vyapooree qui a cédé sa place à Pradeep Roopun.

Aussi présent à la cérémonie, l’ancien président par intérim, Barlen Vyapooree, a déclaré : « J’ai eu l’honneur d’assumer cette responsabilité et de servir mon pays. Je pense qu’ils vont bien faire. C’est avec un sentiment de gratitude que je quitte la présidence. Maintenant, j’ai des projets en tête, celui par exemple de prendre en main notre jeunesse, certains jeunes sont en perdition… »

Barlen Vyapooree a eu aussi l’occasion de converser avec ses successeurs, il explique qu’il y aura un «proper handing over » des affaires à la State House.


Arvin Boolell s’étonne quant aux choix du PM

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Arvin Boolell conversant avec Pravind Jugnauth après la prestation de serment.

«La population est choquée par le manque de respect des institutions concernant les choix du président et du vice-président de la République». Tels sont les propos du leader de l’opposition Arvin Boolell lors de la rencontre avec la presse à l’issue de l’élection de Prithviraj Roopun et d’Eddy Boissezon à la présidence et à la vice-présidence de la République. 

Selon lui, pour la première fois depuis que Maurice a accédé au statut de République, qu’un gouvernement a été ce qu’il a qualifié de « cachotier». Il a soutenu qu’il n’a rien contre les personnes désignées mais n’a pas caché son étonnement quant aux choix du Premier ministre. 

Selon lui, la population a été choquée par le manque de respect des institutions, car les deux élus ont une proximité de politique partisane. «Est-ce que le gouvernement, qui a été élu avec 37 % de voix et qui ne reflète pas le vœu de l’électorat mauricien, n’a pas eu un candidat de choix pour la présidence ? » s’est demandé Arvin Boolell.  

Il a fait part de son inquiétude quant au risque et danger que le vice-président de la République soit « co-respondent » dans la pétition électorale que les partis de l’opposition ont logée en Cour suprême. 

Arvin Boolell a expliqué qu’il n’a pas déposé de Private Notice Question (PNQ), car dans le passé il n’y en a pas eu lors de l’élection du président et du vice-président de la République. Il a affirmé que les sujets brûlants ne manquent pas. Parmi, l’accident mortel de Wooton impliquant une voiture de police qui a foncé sur la station d’essence et tué un pompiste et blessé un autre. Il a affirmé qu’à la rentrée parlementaire chacun va assumer son rôle. 

Arvin Boolell à Paul Bérenger : « Je dois voir le document pour savoir ce qui s’est passé » en réponse aux critiques de Paul Bérenger qui a soutenu l’avoir mis au courant quant à ses réserves sur le choix de désigner Sooroojdev Phokeer comme Speaker. Il n’a pas souhaité faire plus de commentaires, car il allait en parler avec le leader du MMM.


Paul Bérenger : «Pas d’accord avec le leader de l’opposition»

Le leader du MMM n’a pas caché l’indignation de son parti quant à la manière dont l’élection du poste de président et du vice-président de la République a été effectuée. Il a également déploré la façon d’agir du leader de l’opposition, Arvin Boolell. 

« Nous ne sommes pas d’accord avec la façon de faire du leader de l’opposition. Il est nouveau, il fait son travail en tant que tel, mais nous ne sommes pas d’accord du tout. Nous allons voir ce qui va se passer à l’avenir », a dit Paul Bérenger.

Il est revenu sur Sooroojdev Phokeer en tant que Speaker de l’Assemblée nationale. Le leader des Mauves a rappelé que, quand il était Premier ministre en 2004, il a eu ce qu’il a qualifié de «pénible de devoir » le rappeler comme ambassadeur de Maurice au Caire. Cela en raison de ce qu’il a qualifié de « kouyonad » qu’il faisait. Et d’ajouter que si ce qu’il a fait est rendu public, le Speaker va quitter son poste bien rapidement.

 « Nous avons pris la peine d’informer le leader de l’opposition pour lui dire de ce qui s’est passé mais il a jugé bon de donner l’impression que toute l’opposition était d’accord », a expliqué Paul Bérenger. 

Il a qualifié d’indécent que les députés aient été invités au Parlement pour désigner le président de la République. « Ce qui était à l’ordre du jour c’était une motion du Premier ministre où il n’y avait aucun nom et il a présenté une motion avec deux noms », a fait ressortir Paul Bérenger.

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