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Pradeep Jeeha sur Radio Plus : «La MCIA et le Syndicat des sucres doivent fermer leurs portes»

La Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) et le Syndicat des sucres n’ont pas leur raison d’être. Les deux institutions n’assument pas leur rôle et n’œuvrent que dans l’intérêt de ceux qu’il a qualifiés de « barons sucriers » et non des petits planteurs. Propos tenus par Pradeep Jeeha lors du Grand journal de Radio Plus, mardi.

Pradeep Jeeha n’est pas allé de main morte pour dénoncer un système qui n’est pas en faveur des petits planteurs. Selon lui, « les différentes compagnies dans ce secteur engendrent de gros profits des produits et des sous-produits de la canne, alors que les petits planteurs ne récoltent que des miettes. » Il a  par ailleurs aussi affirmé que « la Mauritius Cane Industry (MCIA) et le Syndicat des sucres ne jouent pas pleinement leur rôle et qu’ils doivent fermer leurs portes. »

Pradeep Jeeha a  contesté les Rs 1,4 Md de subventions, proposées en septembre dernier par le gouvernement, en soutien à l’industrie sucrière. Pour lui, « c’est prendre l’argent des contribuables, du Sugar Insurance Fund Board, des consommateurs de l’électricité  pour le donner aux compagnies de l’industrie cannière. »

Pour Pradeep Jeeha, les  sucriers font des bénéfices de Rs 4 680 par tonne de canne à travers les produits et sous-produits de la canne, alors que les planteurs n’obtiennent que Rs 1 000 par tonne. « Il faut une redistribution équitable des bénéfices », a-t-il martelé. Son cheval de bataille : les petits planteurs doivent avoir droit à une distribution plus juste des revenus provenant de la bagasse ou encore de la mélasse. Pour lui, cette situation, qui perdure depuis des années, peut être qualifiée à un « génocide économique» à  l’égard des petits planteurs, tant elle est disproportionée.

Il a ainsi exhorté les autorités à rectifier le tir afin que ces planteurs puissent sortir dans l’impasse dans laquelle ils se trouvent et n’abandonnent pas leurs terres.

Il a annoncé un rassemblement des petits planteurs le 4 novembre à Réduit pour dénoncer ces «anomalies». Des résolutions seront prises ce jour-là, a-t-il fait ressortir.

Commentant les propositions de la réforme électorale, l’intervenant a soutenu que c’est un « leurre électoral ». Selon lui, «ces propositions ne viennent pas apporter un rééquilibrage afin qu’il n’y ait pas un trop grand écart entre l’équipe gagnante et l’équipe perdante. »

Il a fait ressortir que, pour un pays comme Maurice, « il n’est pas nécessaire d’avoir plus de députés au Parlement, même si c’est à travers la formule de représentation proportionnelle. » et qu’il ne serait pas favorable aux Best Losers Seats.