Pradeep Jeeha : «La politique ne se fait pas de 9 heures à 16 heures»

Par DEFIMEDIA.INFO . O commentaire
Pradeep Jeeha.

Réponse du berger à la bergère. Pradeep Jeeha, un des quatre leaders adjoints du MMM, répond à Paul Bérenger après les propos tenus par ce dernier à l’issue d’une réunion du comité régional du no 4 (Port-Louis/Montagne-Longue) le mercredi 11 avril.

Les propos de votre leader étaient directs mercredi ?
C’est très chagrinant car nous avons une bonne relation.

Mais il se dit attristé et en colère par votre « manière de faire ».
J’ai toujours respecté Paul Bérenger. Ce n’est pas la première fois que je lui envoie un courrier après 22 heures. Je lui ai déjà envoyé des emails à des heures plus tardives, dans les cas d’Omega Ark et Sobrinho. La politique ne se fait pas de 9 heures à 16 heures.

Paul Bérenger vous reproche de lui avoir envoyé une lettre lundi, à 22 h 39, et qu’elle était du domaine public, mardi matin.
Il a sa version et j’ai la mienne. Il mentionne 22 h 39 alors que ma boîte mail indique 22 h 26. Le lendemain, vers midi, c’était dans la presse. Il se peut que cela sorte de deux côtés. Si j’avais l’intention de faire une initiative publique, j’aurais écrit une lettre ouverte.On évoque un procès d’intention, voire un acte de trahison. C’est un peu trop. Je suis triste et en colère également par sa déclaration.

Il a annoncé que le parti cherchera votre remplaçant. Êtes-vous déçu ?
J’ai tout consacré au parti. Je ne fais que demander un peu de respect dans ma lettre. Paul Bérenger doit prêter l’oreille et savoir à qui prêter l’oreille. Il ne faut pas tuer le messager mais prendre conscience du message.

Bénéficiez-vous du soutien des membres du parti ?
J’ai fait ce que je devais faire. Que chacun assume ses responsabilités. Comme j’ai mentionné sur la page Facebook : « You may write me down in history with your bitter, twisted lies. You may trod me in the very dirt… but still, like dust I’ll rise… You may shoot me with your words, You may cut me with your eyes, You may kill me with your hatefulness, But still, like air, I’ll rise. »