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Poursuivis pour délits de drogue : Sharris Nath Sumputh et sa compagne réclament la liberté conditionnelle   

Sharris Nath Sumputh Sharris Nath Sumputh et sa compagne sont poursuivis pour délit de drogue.

Poursuivis pour des délits de drogue, le directeur de la compagnie Illusion Disco Ltd, Sharris Nath Sumputh, et sa petite amie, Emilie Karen Kolandavaloochetty réclament la liberté conditionnelle. Leurs motions ont été débattues, le jeudi 22 août 2019, en cour intermédiaire. La police a avancé deux points d’objection notamment qu’il y a un risque qu’ils s’enfuiront et qu’ils récidiveront s’ils sont remis en liberté. 

Le directeur de la compagnie Illusion Disco Ltd, Sharris Nath Sumputh, et sa petite amie, Emilie Karen Kolandavaloochetty, font face à deux accusations de possession de haschich et de LSD en vue d’en revendre. Ils ont plaidé non coupable devant la cour intermédiaire. Leur procès sera pris sur le fond le 7 octobre 2019. Cinq témoins ont été cités à comparaître. 

Entre-temps le couple a, par le biais de ses hommes de loi respectifs, formulé une motion de remise en liberté conditionnelle. Sa demande a été débattue, le jeudi 22 août 2019, devant la magistrate Niroshini Ramsoondar après que la police ait objecté à sa demande. Sharris Nath Sumputh est défendu par Mes Gavin Glover, Senior Counsel, Ritesh Sumputh et Sunil Ghoorah, tandis qu’Emilie Karen Kolandavaloochetty a retenu les services de Me Sanjeev Teeluckdharry. 

Le couple avait déjà subi un revers devant la Bail and Remand Court (BRC) où sa demande de liberté conditionnelle avait été rejetée. 

Le sergent Veeren, affecté à la brigade antidrogue, a été appelé à la barre des témoins dans le sillage des débats sur la motion de remise en liberté conditionnelle. Le policier a avancé deux points d’objection : le couple risque de s’enfuir ou de récidiver s’il est relâché. 

« Mo pu fair mo copine pran sarz la »

Le sergent de police a soutenu que Sharris Nath Sumputh a été arrêté, le 4 septembre 2018, à la suite d’une perquisition effectuée par les officiers de la brigade anti-drogue à son domicile, à Curepipe. 

Lors de cette opération, 6,7 grammes de haschich et 42,8 grammes de LSD avaient été retrouvés. Le haschich était dissimulé dans un cylindre en métal dans un bureau, tandis que le LSD était dans des sachets en aluminium dans un meuble en bois se situant dans une salle de sport.

Par ailleurs, le sergent Veeren a souligné que Sharris Nath Sumputh a déclaré « mo pu fair mo copine pran sarz la », lorsque les officiers l’ont interrogé sur la présence de haschich. Concernant le LSD, il a affirmé que « tou sa ladrog la pu moi, mo ti pu partaz sa ek ban clients dans discotek mais mo pu fair mo copine pran sarz la ». La jeune femme avait, quant à elle, gardé le silence, souligne le sergent de police. Ce dernier a indiqué que la valeur de la drogue saisie est de Rs 662,100. 

Le policier a, d’autre part, soutenu que Sharris Nath Sumputh a rejeté les accusations  portées contre lui. Alors qu’Emilie Karen Kolandavaloochetty a avoué avoir été en possession de ces drogues mais a nié l’accusation de trafic.  

Le sergent Veeren a aussi fait état que Sharris Nath Sumputh avait déjà été arrêté le 1er février 2018 pour possession de cannabis pour la distribution. Il avait obtenu la liberté conditionnelle le 9 février 2018. Quant à Emilie Karen Kolandavaloochetty, elle avait déjà été arrêtée le 23 mai 2018 pour possession de cannabis. 

Á l’issue des débats, Sharris Nath Sumputh et Emilie Karen Kolandavaloochetty ont tous deux déclaré qu’ils respecteront toutes les conditions que la cour imposera si leur requête de remise en liberté conditionnelle est agréée. La magistrate Niroshini Ramsoondar prononcera sa décision le lundi 26 août 2019. 

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  • Oeudor