Faits Divers

Poursuivi pour relations sexuelles avec mineure : un homme de 28 ans blanchi

Un jugement qui intervient huit ans après les faits. Un habitant du Nord de 28 ans, a été acquitté, par la cour intermédiaire. Il était poursuivi sous quatre chefs d’accusation de rapports sexuels avec une mineure et de l’avoir sodomisée. Les délits remontent au 28 janvier 2018, sur la plage de Pointe aux Piments
Il était reproché au nordiste d’avoir eu, en quatre occasions, des relations sexuelles avec une adolescente âgée de 14 ans au moment des faits. L’homme était aussi accusé d’avoir sodomisé l’adolescente. Les délits ont été commis, le 28 janvier 2018, sur la plage de Pointe-aux-Sables.

À l’issue de son procès, le nordiste avait plaidé non coupable. Lors de son audition en cour, la plaignante est revenue sur les événements dont elle aurait été victime.  Elle dit qu’elle avait rencontré l’accusé chez sa tante. Le jour où le délit allait être commis, elle s’était rendue à Port-Louis pour rendre visite à sa tante. En cours de route, elle a rencontré son cousin. Ce dernier lui a proposé de l’accompagner jusqu’à chez elle. Mais, au lieu de se rendre à son domicile, ils se sont rendus sur la plage de Pointe-aux-Piments.

Allégations réfutées 

Selon la plaignante, son cousin l’a laissée ensuite avec un autre homme, un habitant du Nord. Une fois seul avec elle, ce dernier l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. Elle aurait  aussi été sodomisée. Elle a souligné que son agresseur aurait proféré des menaces affirmant qu’il s’en prendrait à elle si jamais elle rapportait ce qui s’est passé à la police. C’est la raison pour laquelle elle n’a pas porté plainte immédiatement à la police.

De son côté, le nordiste a réfuté les allégations de la plaignante. Il a admis que le jour du délit, ils se sont effectivement rendus sur la plage à Pointe-aux-Piments. Cela, après alors que la plaignante ne voulut pas retourner chez elle. Il a expliqué avoir été présenté à la plaignante par l’intermédiaire du cousin. Selon le nordiste, la jeune fille et lui ont passé la nuit sur la plage à manger, à boire et à se promener.  

La cour a observé que la plaignante n’a pas été en mesure d’expliquer la raison du délai pour lequel elle s’était abstenue de porter plainte immédiatement contre l’accusé. La cour a aussi noté que la plaignante n’a pas pu relater avec exactitude le cours des événements de la fameuse nuit sur la plage. 

La cour a donc tranché. Pour elle, il y a eu des inconstances dans le témoignage de la jeune fille et il n’y a pas eu de preuves pour soutenir les accusations contre l’accusé. Ainsi , faute de preuve, celui-ci a été disculpé.