Faits Divers

Poursuivi pour homicide involontaire par imprudence : un homme de 53 ans jugé coupable après huit ans

L’accusé avait été admis à l’hôpital SSR après l’accident.

Ce jugement intervient huit ans après un accident fatal survenu le 2 septembre 2011 sur l’autoroute à Riche-Terre. Un habitant de Résidence La Cure, âgé de 53 ans, a été reconnu coupable d’homicide involontaire par imprudence devant la cour intermédiaire. Il a été jugé coupable de ne pas s’être soumis à un alcootest. Les plaidoiries entourant la sentence sont prévues pour le 12 septembre 2019.

L’accusé était poursuivi sous deux accusations devant la cour intermédiaire. Notamment de « involuntary homicide by imprudence » et « failing to provide a specimen of breath for a breath test ». Il avait plaidé non coupable. Le quinquagénaire était à bicyclette lorsqu’il a subitement traversé l’autoroute et causé ainsi un accident, provoquant la mort d’un motocycliste.

Le jugement a été prononcé par la magistrate Darshana Gayan. Elle a conclu que la poursuite a pu établir que l’accident s’est produit à la suite de l’imprudence de l’accusé. Et que ce sont les blessures qu’a subies la victime qui ont causé sa mort. Le défunt avait rendu l’âme sur le coup. Le rapport de l’examen post-mortem avait conclu qu’il est décédé suite à un choc dû à ses multiples blessures.

Perte de mémoire partielle

L’accusé avait nié les accusations portées contre lui. Dans ses déclarations à la police, il avait déclaré qu’il ne se rappelle pas de l’accident, ayant souffert d’une perte de mémoire partielle suite à l’accident.

La cour s’est appuyée sur le témoignage de l’enquêteur principal concernant cet accident. Ce dernier a affirmé qu’il a vu l’accusé et la victime gisant sur l’asphalte en arrivant sur les lieux du drame. Le SAMU, mandé sur place, avait confirmé le décès du motocycliste.

  L’enquêteur a ajouté que l’accusé était blessé à la tête et qu’il a été conduit à l’hôpital pour des traitements par le SAMU. Le témoin a ajouté que la police n’avait pas pu prendre la version de l’accusé pendant un certain temps, car il n’était pas en mesure de parler.

Toutefois, la cour a noté qu’il n’y a aucune preuve pour démontrer que l’accusé avait effectivement subi une perte de mémoire.

D’autre part, la cour a noté les dégâts sur les deux véhicules impliqués dans cet accident. Ces dommages indiquaient clairement qu’il y a eu une collision frontale, selon la magistrate. Quand l’accusé a traversé l’autoroute de gauche à droite, il a provoqué l’accident, entraînant la mort de la victime

Refus total

D’après la magistrate, si l’accusé n’avait pas traversé la route, l’accident ne se serait pas produit. Cela démontre son imprudence.

Au sujet de son refus de se soumettre à un alcootest, la cour s’est une fois de plus penchée sur le témoignage de l’enquêteur principal. Ce dernier a confirmé que l’accusé avait catégoriquement refusé d’effectuer l’alcootest ou de donner un échantillon de son sang ou d’urine. Cette déclaration de l’accusé demeure incontestée en cour.

La cour a jugé le quinquagénaire coupable aux accusations retenues contre lui. Les plaidoiries entourant la sentence sont prévues pour le 12 septembre 2019.


 

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