Port-Louis : des citadins dénoncent des irrégularités à la municipalité
Par
Reshad Toorab
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Reshad Toorab
Une lettre adressée au ministre des Administrations régionales et à la Financial Crimes Commission fait état d’allégations de mauvaise gestion, d’abus de pouvoir et de corruption visant un chef de département de la municipalité de Port-Louis.
Un groupe d’habitants de la capitale demande l’ouverture d’une enquête sur les agissements présumés d’un chef de département de la municipalité de Port-Louis. Cette requête figure dans une lettre adressée, en juin, au ministre des Administrations régionales, ainsi qu’à la Financial Crimes Commission (FCC).
Dans leur correspondance, les signataires font état de faits qu’ils qualifient d’« abus de pouvoir » et de « mauvaise utilisation des ressources publiques ». Selon eux, ces pratiques présumées, si elles étaient établies, pourraient porter atteinte à la crédibilité de l’administration municipale.
Les auteurs de la lettre allèguent notamment que des employés municipaux auraient été affectés, pendant leurs heures de service, à des travaux à caractère personnel et privé. Ils affirment que ces employés auraient été mobilisés à plusieurs reprises pour accomplir des tâches sans lien avec leurs fonctions au sein de la municipalité.
Les plaignants soutiennent également que le responsable concerné utiliserait régulièrement son véhicule personnel, pendant les heures de travail, pour effectuer des déplacements privés.
D’autres allégations portent sur l’octroi de permis de construction et l’attribution de contrats municipaux. Les citadins affirment que le chef de département aurait sollicité ou accepté des pots-de-vin en échange de l’approbation de certains permis de construction.
Ils évoquent aussi l’existence présumée d’un système de commissions illicites lié à l’achat de matériaux de construction dans le cadre d’appels d’offres lancés par la municipalité. Selon les signataires, certains fournisseurs auraient bénéficié d’un traitement favorable en contrepartie d’avantages financiers.
Les auteurs de la dénonciation affirment, par ailleurs, que plusieurs entrepreneurs auraient été favorisés lors de l’attribution de contrats portant sur des projets municipaux. Ils mentionnent notamment la construction ou la rénovation de centres municipaux, l’aménagement de drains et la réhabilitation de différentes infrastructures publiques.
Estimant que les faits allégués pourraient relever de la corruption, de l’abus de fonction ou de la mauvaise gestion de fonds publics, les signataires demandent au ministre des Administrations régionales de faire examiner le dossier.
Ils sollicitent également l’intervention de la FCC afin que soient vérifiées les procédures d’attribution des contrats, les dépenses consacrées à la rénovation de certains bureaux, ainsi que les conditions dans lesquelles des permis de construction auraient été délivrés.
À ce stade, les allégations contenues dans cette lettre n’ont pas été établies par une enquête officielle. Le chef de département visé n’a pas encore réagi publiquement.