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Pollution au mazout à Deux-Frères : «Nous vivons de la mer», dit Marie-Claire, effondrée 

Ils sont abattus. Les habitants de Deux-Frères ne reconnaissent plus leur plage depuis ce matin dimanche 9 août. Avec le vent et des houles qui déferlent sur les côtes dans le Sud de l’île, l’huile lourde, qui a fuité du vraquier Wakashio depuis jeudi 6 août, a atteint le rivage. Même triste constat pour les plages avoisinantes. 

Les habitants de ce village côtier, dont la plupart sont des pêcheurs qui dépendent de la mer pour leur subsistance ne cachent pas leurs inquiétudes. « Bien tris pou get seki pe arive isi. Zame in geyn enn dram parey », confie Vikram, un habitant de la localité. « Ce fioul a voyagé depuis Pointe-d’Esny. Lin kaye in res la mem », dit-il. « J’ai senti une odeur de pétrole lorsque je me suis réveillé ce matin pour aller au travail », confie un autre habitant. 

« Nous vivons de la mer. Nou la kot, nou fier lor la. Nou al la pes pou geyn enn ti kari. C’est une étape très difficile pour nous. L'odeur incommode tout le monde, y compris des enfants, les bébés entres autres », déplore Marie-Claire, conseillère du village. 

Le fioul s'est échappé du vraquier Wakashio, depuis jeudi et s’est déversé dans les lagons du sud-est. Le navire a fait naufrage sur les récifs de Pointe-d'Esny, il y a 16 jours. Des habitants de la région, avec l'aide des ONG et des autorités, sont en train d’essayer de limiter les dégâts, s'efforçant de nettoyer le lagon affecté par des dépôts de mazout. Ils ont fabriqué des boudins à base de paille de canne pour stopper la propagation de l’huile lourde.

 

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