Xplik ou K

Politique : Satan Mudun ne peut créer son parti à cause d’une loi coloniale…

Satan Mutun. Satan Mutun.

Satan Mudun, un planteur de 68 ans, et habitant  de Trois-Boutiques, à Union-Vale, souhaite enregistrer et lancer officiellement son parti politique.

Il explique ne pas pouvoir lancer son parti politique en raison d’une loi coloniale, en date de 1958, figurant dans la Constitution et imposée par la Commission électorale. Soit que l’enregistrement d’un parti politique doit se faire 14 jours avant le Nomination Day.

Satan Mudun estime qu’il s’agit d’une loi archaïque qui ne laisse pas la chance aux petits partis politiques d’avoir suffisamment de temps pour se faire connaître sur le terrain et grimper. « J’ai déjà le nom de mon parti, mon logo et mes membres exécutifs, mais comment ouvrir un compte en banque sur le nom de mon parti si je n’arrive même pas à l’enregistrer officiellement ?», demande-t-il. « Comment prendre l’argent que les membres veulent offrir si on ne peut le déposer sur un compte bancaire ? Nous ne pouvons même pas utiliser notre logo », dit-il.

Satan Mudun ajoute avoir adressé une lettre au bureau de la Commission électorale en juin 2018. La réponse ne change pas : ce n’est que 14 jours avant une élection que je peux enregistrer mon parti, dit-il. Je demande aux autorités concernées de revoir cette loi afin de donner la chance aux petits partis et à la jeune génération de travailler pour le pays. Je veux opérer dans la légalité et la transparence pour démontrer que mon parti n’a pas anguille sous roche…  


Une loi immuable

Sollicité pour une réaction, Jay Mulloo, le Principal Electoral Officer du bureau électoral, confirme qu’il y a bien un délai de 14 jours avant le Nomination Day pour qu’un parti puisse s’enregistrer afin de pouvoir prendre part à une élection. Cette loi est dans la Constitution et le bureau électoral ne fait que l’appliquer. Nous n’avons ni le droit ni le pouvoir de changer cette loi, dit-il.

Quant au cas de Satan Mutun, Jay Mulloo explique que rien ne l’empêche de former son parti, d’organiser ses activités politiques et de retourner à la banque pour de plus amples renseignements concernant le compte qu’il veut ouvrir. Il invite aussi Satan Mutun à écrire une lettre à la Commission électorale pour exposer ses doléances.