Economie

Politique et économie : Lutchmeenaraidoo, un départ de mauvais augure

Vishnu Lutchmeenaraidoo

Le premier ministre des Finances du gouvernement Lepep ne fait plus partie de l’équipe dirigeante. Passé au ministère des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo a claqué la porte la semaine écoulée. « Enough is enough », a-t-il dit.

Dans le monde des affaires, sous le couvert de l’anonymat, les commentaires sont à deux niveaux. En premier, on maintient que Vishnu Lutchmeenaraidoo n’a pas eu le même succès dans les premiers gouvernements MSM. Car l’économie a évolué. Le contexte mondial n’est plus le même. D’abord, la critique.

« Dès ses premières sorties publiques en 2015, Vishnu Lutchmeenaraidoo n’a guère convaincu, surtout avec ses projections de croissance irréelles et aucune idée ou mesure nouvelle comme ce fut le cas dans les années 80, » affirme un opérateur. « Quand il est envoyé au ministère des Affaires étrangères, il a un contact minime avec les principaux acteurs du secteur privé. Aujourd’hui, qui oserait affirmer que le miracle économique promis, avec Vishnu Lutchmeenaraidoo à l’avant plan, a eu lieu ? »

Quitter le gouvernement à la veille de la rentrée parlementaire, en prélude aux préparatifs du dernier budget de ce présent gouvernement, et faire des commentaires critiques sur la croissance, c’est ignorer le travail abattu jusqu’ici et ne pas tenir compte des défis à venir.

« D’une part, le gouvernement est engagé dans un exercice de développement infrastructurel majeur. D’autre part, nous vivons des moments difficiles dans des secteurs essentiels de l’économie : industrie sucrière, textile, services financiers et tourisme. Donc, son départ avec un coup d’éclat ramène l’attention de tout un chacun sur l’échiquier politique et relègue au second plan les progrès actuels et les défis réels que le gouvernement est appelé à gérer en urgence, » fait ressortir notre interlocuteur.

Parmi les observateurs sollicités, l’un affirme d’emblée qu’un gouvernement fragilisé sera plus enclin à annoncer des mesures plus populistes et électoralistes, sans porter une réelle attention aux réformes requises comme, par exemple, dans les finances publiques avec les pensions et la dette en ligne de mire.

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