Live News

Polémique : huit garderies sur dix opèrent sans permis à Maurice

Sur 345 garderies (Child Day Care Centres), 285 ne sont pas enregistrées auprès du ministère. Révélation de la vice-Première ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo au Parlement, le mardi 2 juillet. Le manque de main-d’œuvre qualifiée, d’équipements et d’infrastructures en sont les principales causes. 

Publicité

C’est à la suite d’une question de la députée du Parti mauricien social démocrate (PMSD), Malini Sewocksingh, que la ministre a fourni cette information. Une situation qui perdure, a fait ressortir Fazila Jeewa-Daureeawoo. C’est maintenant que le ministère y met de l’ordre. Et ce, à travers les multiples visites des officiers de son ministère dans ces établissements. Le ministère de l’égalité du Genre, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la famille avancent trois raisons pour expliquer cette réticence des garderies à se faire enregistrer.

Primo : manque de main-d’œuvre qualifiée. Ce qui se traduit par un taux élevé d’employés qui n’arrivent pas à rester longtemps dans les garderies, lesquelles n’arrivent donc pas à respecter le ratio enfants-soignants, tel que prescrit dans le Child Protection Act (Regulations 2000). 

Secundo : manque d’équipements. Ces garderies, pour la plupart, ne possèderaient pas les équipements et matériels éducatifs nécessaires, tels que matelas, berceaux, petites chaises et tables, toilettes pour enfants, jeux éducatifs et livres de contes. 

Tertio : manque d’infra-structures. Des infrastructures inadéquates seraient une autre raison pour expliquer ce taux important de garderies qui ne sont pas enregistrées. Parmi, absence de clôture, manque de parking adéquat, de cadre adapté pour les enfants, d’hygiène, de ventilation, d’espace, de partitions, etc. 

Or, le fait d’avoir des garderies enregistrées, opérant dans le respect des normes et des règlements, garantit que les enfants sont heureux et en sécurité, estime le ministère. « De même, cela permet aux parents d’entrer sur le marché du travail en vue d’améliorer le revenu de leur ménage, tout en contribuant à l’économie », explique-t-on. De plus, le fait d’avoir des garderies appropriées et adaptées aurait un impact sur les frères et sœurs de ces enfants. « Ils ne se retrouvent pas obligés de rester à la maison pour veiller sur leur petit frère ou sœur, ce qui pourrait nuire à leur développement, tout comme à leur éducation », ajoute le ministère.

  • defi moteur

     

  • NOU LAKAZ - Le Grand Salon dédié à la Maison & au Jardin

 

Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !