PNQ sur la guerre au Moyen-Orient : Navin Ramgoolam met en garde contre des répercussions possibles
Par
Ashna Nuckcheddy
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Ashna Nuckcheddy
La guerre au Moyen-Orient, si elle venait à se prolonger, pourrait avoir des répercussions directes sur l’économie de Maurice, a déclaré le Premier ministre Navin Ramgoolam au Parlement ce mardi 17 mars. Il répondait à la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition Joe Lesjongard, axée sur le sujet.
Joe Lesjongard souhaitait savoir si le gouvernement avait évalué l’impact de cette crise sur l’économie mauricienne, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale.
Répondant à cette PNQ, Navin Ramgoolam a mis en garde contre une possible révision à la baisse de la croissance économique, qui pourrait passer de 3,4 % à 3,2 %, voire descendre sous la barre des 3 % si le conflit se prolonge.
Le chef du gouvernement a également souligné que le pays pourrait faire face à une baisse du nombre de touristes, à une augmentation de la facture des importations alimentaires et des produits pétroliers. Selon ses estimations, le taux d’inflation pourrait atteindre 6 %.
Malgré ces perspectives, le gouvernement ne prévoit pas d’instaurer l’allocation “Inflation Top-up” proposée par le leader de l’opposition.
Autre annonce faite par Navin Ramgoolam : l’institution d’un High Level Committee pour suivre l’évolution de la situation.
Dans la foulée, Joe Lesjongard s’est interrogé sur la pertinence d’avoir un ministre des Finances à temps plein, relançant le débat sur la gestion économique du pays.
Le point avec Ashna Nuckcheddy-Rabot.