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Plus d’un mois après son accouchement : un pansement enlevé du ventre d’une jeune mère 

Anne a dû vivre avec un pansement oublié par mégarde dans son ventre après avoir mis au monde un triplé le 16 décembre 2019 à l’hôpital de Candos.

Louis L. est outré. Son épouse Anne, âgée de 36 ans, a accouché de triplés le 16 décembre 2019 à l’hôpital de Candos. Après l’accouchement, la santé de la jeune maman s’est détériorée. Le mardi 21 janvier, lors d’une intervention chirurgicale, un pansement a été retrouvé dans son ventre. Elle est toujours hospitalisée. Ses proches crient à la négligence médicale.  

«C’est énervant et chagrinant ! » Pour Joceline, 54 ans, ce qui s’est passé dans le cas de sa belle-sœur est inimaginable. Déjà mère de trois enfants, Anne a fait le déplacement de Rodrigues, en compagnie de son époux, pour subir une opération à Maurice. « Le 6 décembre dernier, ils sont venus à Maurice pour un suivi approprié. Elle devait accoucher de triplés », explique Françoise.  Évènement que la maman attendait avec impatience. Le 16 décembre 2019, Suzy a donné naissance à deux garçons et une fille. « Les bébés avaient été placés à la nursery », poursuit la belle-sœur.

Le 22 décembre, Anne a été autorisée à quitter l’établissement hospitalier avec ses bébés. « Elle ressentait des douleurs abdominales atroces, toutefois elle pensait que c’était normal après avoir subi la césarienne », confie son époux. Mais plus les jours passaient, la douleur ressentie par Anne se faisait plus persistante. Le 12 janvier dernier, la maman a été conduite de nouveau à l’hôpital de Candos. « Elle a été vue par plusieurs médecins pendant toute une journée. Elle a été autorisée à rentrer dans la soirée. Les médecins pensaient que c’était un problème d’intestin et ont prescrit des médicaments et de l’huile », poursuit Louis.

La franchise du chirurgien

Le 19 janvier, les deux garçons, nouveaux nés, ont été emmenés à l’hôpital, car ils faisaient de la fièvre. Ils ont dû être admis. « Leur mère est venue avec eux, mais n’a pu entrer dans la salle pour rester avec eux». Anne avait à peine fait quelques pas qu’elle a commencé à se tordre de douleur. Elle a été hospitalisée.  

Une fois encore, la jeune maman a dû subir plusieurs examens. « Ils ont fait une radiographie et plusieurs tests médicaux, mais n’ont constaté rien d’alarmant », ajoute la cousine. Dimanche dernier, Anne a fait une nouvelle radiographie. « Nous avons alors été informés que ma femme avait un abcès qui s’était formé et qu’il faut faire une nouvelle intervention », indique Louis.

Mardi après-midi, la jeune femme a subi une intervention. « Nous ne nous attendions pas à entendre une telle nouvelle », explique le papa. Le chirurgien est sorti de la salle d’opération et nous a rassuré. « Ce qu’il nous a annoncé nous a grandement étonné. Il a été franc et sincère. Il nous a dit qu’il avait retiré quelque chose du ventre de mon épouse. Je craignais d’apprendre que c’était un autre enfant qui était mort dans son ventre. Mais le médecin nous a dit que c’était un pansement qui était resté dans son corps. Il nous a même montré une photographie du pansement et nous a dit que le pansement avait déjà été envoyé en laboratoire. Mon épouse a dû vivre avec durant un mois et cinq jours. Nous avons demandé à parler au surintendant de l’hôpital, mais n’avons pu le rencontrer », ajoute Louis qui ne décolère pas. Depuis, Anne est alitée. 

« Elle n’arrive pas à boire ni à manger. Nous craignons une complication de sa santé », dit Joceline. Elle a d’ailleurs consigné une déposition pour négligence au poste de police de l’hôpital de Candos.  Du côté du ministère de la Santé, un préposé nous confirme que les responsables ont eu connaissance de ce cas. « Nous allons retourner vers vous pour vous en informer », devait-on nous déclarer.

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