Plan d’alerte face au virus Nipah : vigilance renforcée à l’aéroport de Plaisance, l’hôpital de Souillac désigné centre d’isolement
Par
Ashna Nuckcheddy
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Ashna Nuckcheddy
La surveillance est renforcée à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam afin de prévenir toute propagation du virus Nipah. À la suite de la confirmation de deux cas en Inde, le ministère de la Santé a décidé de relever le niveau de vigilance sanitaire.
Une attention particulière est accordée aux passagers en provenance de la Grande Péninsule, notamment du Bengale-Occidental. L’hôpital de Souillac a été désigné centre d’isolement et dispose d’une unité spécialisée ainsi que des tests nécessaires pour détecter tout cas suspect, selon les autorités sanitaires.
Bien que le gouvernement indien affirme que les risques de propagation ont été maîtrisés, plusieurs pays de la région ont renforcé leurs dispositifs de surveillance après la détection de ces deux cas du virus Nipah, réputé mortel. À Maurice, les autorités ont réactivé le plan de riposte sanitaire mis en place lors de l’apparition de la maladie il y a huit ans.
Les passagers mauriciens et les touristes en provenance du Bengale-Occidental feront l’objet d’un suivi médical durant 21 jours. Une hotline a également été mise à la disposition du public : le 8924. En cas d’apparition de symptômes, les patients seront transférés à l’hôpital de Souillac pour y être isolés et pris en charge. Le laboratoire dispose du personnel et des équipements requis pour effectuer les tests nécessaires.
Le ministère de la Santé recommande par ailleurs aux voyageurs se rendant dans certaines régions de l’Inde de faire preuve d’une vigilance accrue, notamment en se lavant régulièrement les mains et en nettoyant soigneusement les fruits avant leur consommation.
Le virus Nipah se transmet principalement à l’homme par les chauves-souris ou par des aliments contaminés. La maladie est prise très au sérieux, d’autant qu’aucun vaccin n’existe à ce jour. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité varie entre 40 et 75 %. Les symptômes incluent une forte fièvre, des vomissements et des troubles respiratoires. Dans les cas graves, la maladie peut provoquer des convulsions et une inflammation du cerveau pouvant conduire au coma.
La première épidémie de Nipah a été enregistrée il y a huit ans dans un élevage porcin en Malaisie. Par la suite, une épidémie survenue dans l’État indien du Kerala avait fait 17 morts. Le virus est classé par l’OMS parmi les maladies susceptibles de provoquer une épidémie mondiale, à l’instar de la Covid-19.