Faits Divers

Plainte d’Assad Rujub au CCID : Ally Lazer à nouveau convoqué 

Ally Lazer

Après avoir déposé en tant que témoin au Central Criminal Investigation Department (CCID) dans la journée du mardi 16 octobre, le travailleur social Ally Lazer a reçu une nouvelle convocation de celui-ci pour le vendredi 19 octobre. Cette démarche fait suite à une plainte de l’inspecteur de police Assad Rujub.

Ce policier accuse le travailleur social de diffamation par le biais de publications sur le réseau social Facebook. Assad Rujub dénonce les allégations à l’effet qu’il aurait agi en tant que « garçon d’honneur » lors du mariage de la fille d’un présumé trafiquant. Ally Lazer devrait être accompagné de son homme de loi, Imtihaz Mamoojee. 

Concernant l’audition d’Ally Lazer dans la journée du mardi 16 octobre, le travailleur social a mis l’accent sur six individus qu’il dit être mêlés au trafic de drogue et au blanchiment d’argent. Outre des policiers et d’autres membres qui sont sous le coup d’une interdiction, un homme d’affaires et une proche d’un présumé trafiquant de drogue ont été mentionnés dans la déposition d’Ally Lazer.

Les enquêteurs de cette équipe, constituée pour enquêter dans le cadre des travaux de la Task Force sur la drogue, ont fait comprendre à Ally Lazer qu’ils s’intéressent particulièrement aux ripoux de l’Adsu. Ally Lazer a fourni plusieurs détails au CCID. Les enquêteurs devraient vérifier les informations du travailleur social. 

Un tandem constitué d’un policier qui fait l’objet d’une suspension et d’un homme d’affaires de la capitale, a aussi été mis en avant par Ally Lazer. Il a également fourni des informations sur les méthodes utilisées par un commerçant de la capitale pour blanchir l’argent des présumés trafiquants de drogue.

Ally Lazer a expliqué que le CCID s’est aussi intéressé aux 136 noms qu’il avait donnés devant la commission d’enquête sur la drogue en avril 2016. 
À sa sortie des locaux du CCID, il a révélé que la majorité de ses informateurs sont des hauts gradés de la police. « Ils ne dénoncent pas ces cas à la police, car ils disent ne pas faire confiance au système », a déclaré le travailleur social.

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