Faits Divers

À Plaine-Verte : un commerçant reçoit des lettres de menaces anonymes

Atchin (prénom modifié), âgé de 62 ans, est le propriétaire d’un magasin de tissu et de produits de puériculture, à Plaine-Verte, depuis presque 50 ans. Cela fait deux semaines qu’il reçoit des lettres anonymes. Celle-ci lui réclame de revoir ses prix avant qu’il ne soit trop tard. Inquiet pour la sécurité de son commerce et pour lui-même, c’est vers la police qu’il s’est tourné.

Le commerce d’Atchin est connu dans le quartier. Il existe depuis presque 50 ans. « On peut y trouver de tous dans notre magasin », explique le fils d’Atchin. Le jeudi 8 août, une lettre adressée à son père a été livrée au magasin. Sauf que celle-ci est restée sur le bureau du fils qui a pris la relève de son père au magasin. 

« Je pensais qu’il s’agissait des reçus que nous recevons quotidiennement », explique-t-il. Ensuite, un deuxième courrier similaire a atterri entre les mains d’Atchin, le mercredi 14 août. Le nom de l’expéditeur n’était pas mentionné sur les deux lettres. « C’est alors que j’ai décidé de ranger les reçus de vente du magasin, en commençant par la deuxième lettre. Il était écrit : « Francois to pe touye nou avek nou ban zanfan dans la rue pagoda. Sa prix ki to pe vende la pas bon. Nous osi nous ena pou travail. Pas zis to tousel. Faire attention avant qui nou ban zanfan revolte. Change to ban prix pou nou kapave mange ».

Surpris par le contenu de la deuxième lettre, le fils, s’étant souvenu de la première lettre au format similaire qu’il avait posé sur son bureau. Il l’a donc ouverte. Et une fois de plus, il s’agissait d’une lettre de menaces : « Avek to banne prix to pe touye nou dan la rue pagoda. Nou banne zanfan pe revolte. Change to banne prix avan li tro tard ». Les deux lettres étaient rédigées à la main et visiblement par la même personne.

Selon le fils d’Atchin, « vu que la rue Pagoda a été mentionnée dans la lettre, nous soupçonnons que cette affaire doit être liée à un compétiteur qui opère dans cette région. Et selon nos recherches, il n’y a que trois commerces qui vendent presque les mêmes articles, mais la police est mieux placée pour retrouver l’auteur des lettres anonymes », estime-t-il. 

Anxieux pour sa sécurité, celle de sa famille, ainsi que pour le magasin, Atchin a préféré se tourner vers le poste de police de Plaine-Verte où une plainte a été enregistrée le mercredi 14 août. Une enquête policière a été ouverte.

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  • Oeudor