Publicité

Plaine-des-Papayes : Kuneez Fatima égorge sa mère Byetoolun Nundloll dans son sommeil

Par Irshaad Olitte
Publié le: 21 avril 2026 à 10:44
Image
kuneez
Kuneez Fatima (à dr.) a été inculpée pour le meurtre de Byetoolun Nundloll.
  • Souffrant de schizophrénie, elle a été internée à Brown-Séquard

Byetoolun Nundloll, 68 ans, a été tuée à l’arme blanche dans la nuit de dimanche à lundi à Plaine-des-Papayes. Sa fille aînée, atteinte de troubles psychiatriques, a été arrêtée et placée sous surveillance à l’hôpital Brown-Séquard.

Il était environ deux heures du matin, lundi 20 avril, dans le morcellement VRS de Bois-Mangues, quand Swaley Nundloll, 76 ans, assis dans son salon devant la télévision, a entendu les cris de sa femme. Le temps de se lever et de rejoindre la chambre à coucher, il était déjà trop tard. Byetoolun gisait dans son sang, la gorge tranchée. À ses côtés, sa fille cadette, 26 ans, qui dormait dans le même lit, tentait désespérément de comprimer la blessure. L’aînée, Kuneez Fatima, 43 ans, se tenait également sur place, un couteau de boucher de 54 centimètres dans la main. 

Le mari et le fils, qui ont accouru, ont arraché l’arme des mains de Kuneez Fatima et l’ont enfermée dans une autre pièce. Les secours du SAMU, appelés immédiatement, n’ont pu que constater le décès de la sexagénaire. Byetoolun Nundloll baignait dans son sang. Les urgentistes n’ont rien pu faire.

Kuneez Fatima Nundloll souffre de schizophrénie. Ce n’est pas la première fois qu’elle s’en prend à sa mère : l’année précédente, elle avait déjà été hospitalisée à Brown-Séquard après des actes de brutalité à son encontre. Revenue au domicile familial, elle dormait dans sa propre chambre cette nuit-là, tandis que sa mère reposait dans la pièce voisine avec sa sœur cadette.

Face aux enquêteurs de la Criminal Investigation Division de Pamplemousses, menée par l’inspecteur Seepersan sous la supervision du surintendant Buchoo, la suspecte est passée aux aveux. Mais elle n’a pas expliqué son geste. Elle n’a cessé de répéter un seul mot : « Monstre », en référence, selon les enquêteurs, à sa mère qu’elle venait de tuer. Inculpée provisoirement de meurtre devant le tribunal de Pamplemousses dans la journée de lundi, elle a été examinée par un médecin de la police, qui a ordonné son admission à l’hôpital psychiatrique de Brown-Séquard, où elle est placée sous surveillance policière en unité de haute sécurité.

Swaley Nundloll, invalide, ne comprend pas. La nuit de dimanche à lundi avait été calme, dit-il, sans dispute, sans signe avant-coureur : « Nanye pa finn arive yer (NdlR, dimanche), ni ant frer ek ser, ni ant mama papa. Ti enn lanwit extra normal… kot mwa kan ena enn zafer extra normal arive, lerla mem ena enn maler ki arive… » 

Sa voix se brise. Il décrit ce qu’il a vu en arrivant dans la chambre : « Li’nn koup lagorz so mama, mo ti pe asize laba, so mama ti pe dormi dan lasam avek mo lot tifi, enn kout mo madam inn kriye. Somey mo tifi inn kase, letan mo tifi ouver lizie li trouv ena kouto dan lame mo gran tifi la, letan mo’nn ale inn fini… » Les funérailles de la victime ont eu lieu ce lundi après-midi. L’enquête policière suit son cours.

Quelle est votre réaction ?
0
Publicité
À LA UNE