Faits Divers

Pénitencier de Beau-Bassin : il écope de trois ans de prison pour avoir mis le feu à sa cellule

prison-beau-bassin L’incident était destiné à attirer l’attention des gardiens.

Jean Steward Randamy, un ex-détenu de la prison de Beau-Bassin, a été condamné à trois ans de prison. Il a été jugé coupable d’avoir mis le feu dans la cellule dans laquelle il était incarcéré, causant dans la foulée des dégâts. Le verdict a été prononcé en cour intermédiaire par la magistrate Adeelah Hamuth. L’accusé a donné avis d’appel.

Jean Steward Randamy, 24 ans et résident de Riambel, faisait l’objet de poursuite sous une accusation de « damaging public property ». Il avait plaidé non coupable du délit, survenu le 3 octobre 2016, à la prison de Beau-Bassin.

Selon l’acte d’accusation, il avait mis le feu dans un tas de journaux qui se trouvaient dans sa cellule. Le feu aurait ensuite endommagé la peinture et le sol de la cellule.

Le 28 février 2019, Jean Steward Randamy a été jugé coupable du délit par la magistrate Adeelah Hamuth. Le 8 mars 2019, il a été condamné à trois ans de prison. Il a donné avis d’appel. L’accusé dit ne pas accepter cette sentence et maintient son innocence. Il a demandé à avoir recours à la legal aid pour les procédures car il n’a pas les moyens de retenir les services d’un homme de loi.

Jean Steward Randamy était en détention préventive à la prison de Beau-Bassin au moment des faits. Il y était depuis décembre 2015. La cour a noté que l’accusé avait été puni et transféré dans une cellule séparée, dans le Block F de l’institution pénitentiaire, le 30 août 2016.

L’incident est survenu le 3 octobre 2016. La cellule de l’accusé avait été examinée de fond en comble après l’incendie. Des bâtons d’encens partiellement brulés avaient été retrouvés. Ce qui laisse conclure que c’était un acte malveillant de la part de l’accusé.

Dans son verdict, la magistrate a mis en exergue le fait que Peroumal Veeren se trouvait dans une cellule avoisinante et que le jour fatidique, les deux hommes avaient indiqué qu’ils étaient malades et  qu’ils souhaitaient voir un médecin. La cour a observé que le feu a éclaté alors que les gardes chiourmes escortaient Peroumal Veeren hors de sa cellule. Ce qui indique que l’accusé a commis son forfait afin de le faire coïncider avec la sortie de Peroumal Veeren de sa cellule. Cela démontre que Jean Steward Randamy a bien calculé son coup.

Pour sa part, l’accusé a réfuté les accusations retenues à son égard. Il a affirmé que Peroumal Veeren et lui étaient tous deux dans leurs cellules respectives quand le feu a éclaté. La magistrate a conclu que l’accusé a tenté de réfuté les allégations formulées à son égard en apportant des détails sans importance à cette affaire.

La cour a ainsi statué que cet incident n’était pas accidentel vu que les journaux étaient placés de façon à prendre feu et que la fumée était destinée à attirer l’attention des gardes-chiourmes. La cour a aussi noté que le feu a éclaté à un moment  opportun et que Jean Steward Randamy n’a pu fournir des explications précises de la façon dont l’incident s’est produit. De ce fait, il a été jugé coupable et devra purger une peine de trois ans de prison.

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