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Pénalités de Rs 4,1 millions impayées au CEB : flou concernant des garanties 

Une compagnie de construction détient-elle un Development Security garantissant le paiement de pénalités en cas de retard dans la livraison d’un projet ? Dans une réponse parlementaire fournie le mardi 16 avril, le ministre des Services publics a indiqué que « deux banques ont émis des doutes sur la validité de certains documents ». Selon des recoupements, le CEB réclamerait les pénalités directement à la compagnie et non du Development Security. D’où les fréquents retards dans les paiements des pénalités. 

Le CEB n’a pas encore reçu les pénalités pour les mois de février et mars concernant les retards accumulés dans la construction d'une ferme éolienne. Le montant approximatif, excluant les intérêts de Rs 24 924, que la compagnie doit verser au CEB est de Rs 4 125 000. La somme aurait dû être décaissée des fonds du Development Security de la compagnie (qui doivent être de Rs 90 millions.) 

Violation de contrat

Mais la direction du CEB a préféré réclamer les pénalités directement de la société au lieu d’avoir recours au Development Security. Pourquoi? Ce qui, selon des recoupements du Défi Plus, occasionnerait non seulement de fréquents retards mais également une violation du contrat entre le CEB et la compagnie.

« La compagnie ne doit rien au CEB »

Sollicité par Le Défi Plus, le directeur général du CEB par intérim, Shamshir Mukoon, donne une explication différente. Il déclare que le Developement Security de la compagnie existe et c’est pourquoi le CEB « n’a rien à craindre » concernant le paiement des pénalités. Pour ce qui est du montant de Rs 4 125 000 impayé pour les mois de février et mars 2019, il soutient que « la compagnie ne doit rien au CEB ». 

« La compagnie a payé tous les dommages et intérêts. De plus, le CEB détient la Development Security de la compagnie qui est de Rs 90 millions, soit 3 millions de dollars américains. Nous pouvons puiser de ce montant au cas où la compagnie tarde à verser les pénalités. En gros, nous n’avons rien à craindre », dit-il. 

Le directeur général du CEB par intérim n’a pas commenté les échanges de courriels qui remontent au 12 novembre 2018. « Je ne me souviens pas de cette lettre. Nous sommes passés par la banque au moment d’effectuer tout retrait d’argent », a-t-il précisé. Il souligne que c’est la direction de la compagnie « qui a proposé de payer le CEB ». La compagnie a été sollicitée pour une réaction. Mais la réceptionniste nous a fait comprendre qu’un préposé reviendra vers nous lundi. 

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